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Le pouvoir d’achat de votre épargne s’effondre
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29 MARS

Le pouvoir d’achat de votre épargne s’effondre

29-3-2019
Sylviane Delcuve – Senior Economist
Sylviane Delcuve Senior Economist
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Rédigé le 28-3-2019 17:08
Publié le 29-3-2019 07:00
Sur le plan financier, le Belge est plutôt fourmi que cigale. Les derniers chiffres de la Banque Nationale de Belgique l’ont à nouveau confirmé. Le rendement de cette épargne a toutefois chuté.
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Sommaire

  • Le patrimoine financier des Belges s’élève à plus de 1.300 milliards d’euros
  • La dette financière des ménages est nettement plus faible à 300 milliards d’euros
  • Le patrimoine financier net des ménages belges a bondi de 80% en moins de 20 ans
  • En 20 ans, les taux d’intérêt réels se sont écroulés en Belgique et chez nos voisins
  • Actuellement, la perte de pouvoir d’achat atteint 1,5% chez nous comme en Allemagne
On constate l’attrait toujours plus grand des livrets d’épargne et autres dépôts. Fin 2018, les Belges y avaient accumulé 412 milliards d’euros !
Le total des actifs financiers accumulés des Belges atteint plus de 1.300 milliards d’euros. Cela représente presque trois fois le Produit intérieur brut (PIB) de la Belgique en 2018. La dette financière des ménages est nettement plus faible à 300 milliards d’euros. Elle est essentiellement constituée d’emprunts hypothécaires. En faisant la différence, on obtient le patrimoine financier net qui a bondi de 80% en moins de 20 ans.

Le premier graphique vous permet de visualiser l’évolution des placements des Belges depuis 20 ans. On constate l’attrait toujours plus grand des livrets d’épargne et autres dépôts (compte à vue à terme). Fin 2018, les Belges y avaient accumulé 412 milliards d’euros, soit 30% du total de leur patrimoine financier.
Le patrimoine financier des Belges

Le Belge a peu le goût du risque

En seconde position, on trouve les actions individuelles et surtout les participations dans des entreprises non cotées. Ces dernières représentent plus de 21% des avoirs financiers des Belges. Les actions cotées en Bourse, à peine 5%.

Le Belge semble ne pas aimer le risque : il place une grande partie de son patrimoine sur des comptes bancaires. Mais il est prêt à investir dans le capital de sociétés qu’il connaît bien (souvent les siennes). Il aime aussi les produits d’assurance-vie et les fonds de pension qui recueillent 23% de ses avoirs. Mais il n’est plus fan d’obligations. Elles ne représentent plus que 3% du total de ses placements. La faiblesse des rendements est réellement devenue décourageante.
Le Belge place une grande partie de son patrimoine sur des comptes mais il est prêt à investir dans des sociétés qu’il connaît.Sylviane Delcuve

Des taux réels de plus en plus bas

Le second graphique retrace l’évolution des taux d’intérêt réels (taux à 10 ans diminué de l’inflation). Cela représente en quelque sorte l’évolution annuelle du pouvoir d’achat des placements « sans risque ».

Le constat est sans appel. En à peine 20 ans, les taux réels se sont écroulés en Belgique et chez nos voisins immédiats. Entre 2000 et 2008, ils atteignaient environ 2% partout. Ils ont commencé à chuter à partir de 2010 et surtout 2015. Les marchés ont été très perturbés au lendemain de la crise financière. Lorsque les banques centrales du monde entier sont entrées en action, les taux réels ont commencé à baisser.
Taux d'intérêt réel à 10 ans

Toujours plus de liquidités dans le marché

En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) a lancé son programme d’achat systématique et massif d’obligations d’État en mars 2015. C’est à ce moment-là que les taux réels sont devenus négatifs en Belgique, en France et en Allemagne. Aujourd’hui, la perte de pouvoir d’achat se chiffre à 1,5% sur base annuelle chez nous comme en Allemagne. Elle est un peu moindre en France. Les Italiens y échappent jusqu’à présent.

De quoi se poser des questions, surtout à la lumière des dernières décisions de la BCE. Elle entend de nouveau injecter davantage de liquidités via des opérations de prêts aux banques à long terme.

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