Sommaire
- Les revenus de la plupart des Belges ont baissé moins que prévu
- Mesures de soutien et confinement se sont traduits par une hausse de l’épargne
- Les investisseurs se sont massivement tournés vers l’immobilier
- Tous les paramètres convergent pour soutenir ce marché refuge
Les mesures de soutien des gouvernements depuis le début de la pandémie et le confinement se sont traduits par une hausse de l’épargne. Les jeunes en sont même devenus les champions. Les revenus de la plupart des Belges ont chuté moins que prévu grâce aux différents plans de soutien. Le recul des dépenses s’est ainsi surtout traduit par une épargne en hausse. On ne dispose encore que des chiffres officiels à la fin mars, mais le constat est sans appel. Une vaste enquête réalisée en septembre par les magazines Le Vif et Knack le montre aussi. Les ménages ont épargné ou investi ce qu’ils n’ont pas dépensé en voyages, restaurants, sorties culturelles ou en achats de bien non essentiels quand les commerces étaient fermés ou moins accessibles.
Les professionnels de l’immobilier n’ont cessé de le répéter tout l’été : ils n’ont jamais connu un tel engouement !
L’immobilier en pleine forme
La peur du lendemain, des taux très bas et la hantise de revivre un confinement dans un logement trop petit/sans jardin en a convaincu plus d’un. Les professionnels de l’immobilier n’ont cessé de le répéter tout l’été : ils n’ont jamais connu un tel engouement ! Résultat, il y a carrément une pénurie de biens à vendre dans de nombreux endroits alors que la demande explose ! Le même phénomène a été observé ailleurs, comme on le voit sur le graphique. En Belgique, les prix des biens immobiliers résidentiels ont augmenté de 4,5% au deuxième trimestre de 2020. La hausse a atteint 6% en France et même 8% aux Pays-Bas. C’est là un effet bien inattendu de la crise sanitaire !
Des banques très à l’écoute
Les banques sont également restées très présentes depuis le début de la crise. Que ce soit pour les entreprises ou pour les particuliers, dont beaucoup ont sollicité un emprunt hypothécaire cette année. Il faut avouer que notre marché confirme sa bonne tenue. Les prix des maisons et des appartements n’ont pas connu d’envolée. Mais ils ont poursuivi leur appréciation régulière et continue caractérisant l’immobilier belge depuis de nombreuses années. La dernière crise immobilière belge remonte à plus de 40 ans !
Il n’en faut pas plus pour que l’immobilier, une solide valeur refuge, retrouve la faveur des Belges.Sylviane Delcuve
L’immobilier, valeur refuge
La peur reste de mise en ce début d’automne : résurgence des contaminations, durcissement des mesures sanitaires, hausse du prix de l’or à près de 2.000 dollars l’once et yoyo des Bourses. Il n’en faut pas plus pour que l’immobilier, une solide valeur refuge, retrouve la faveur des Belges. Lesquels gardent par ailleurs toujours des sommes astronomiques sur des comptes à vue ou d’épargne qui rapportent de moins en moins. La chasse aux bonnes affaires immobilières n’est sans doute pas près de s’arrêter.