Sommaire
- Les diesels polluants et les vieux véhicules à essence sont interdits à Bruxelles
- La ville mise sur une mobilité alternative plus lente, plus propre et plus sûre
- Les propriétaires de véhicules plus anciens devront changer leurs habitudes
- La qualité des transports en commun à Bruxelles peut être améliorée
- Les véhicules autonomes pourraient entraîner une transformation profonde de la ville
Début 2018, Bruxelles a instauré une
zone de basses émissions (LEZ). Les véhicules roulant au diesel et à l’essence plus anciens en sont progressivement bannis (
aperçu des normes Euro interdites). La Région veut ainsi améliorer la qualité de l'air. Le nouvel accord de gouvernement bruxellois opte résolument pour une limitation de la vitesse à 30 km/h sur tout le territoire. C’est une bonne nouvelle pour l'environnement et le climat. Si la mesure est respectée, elle peut aussi améliorer la sécurité routière et réduire le nombre d'accidents graves. Le plan de mobilité repose sur des investissements dans les transports en commun et l'infrastructure cyclable, la réduction des places de stationnement en rue et l'élaboration d'un schéma de circulation.
Une tendance européenne
La politique de mobilité bruxelloise s'inscrit dans la tendance européenne et suit l’exemple de Madrid, Oslo, Copenhague, Londres et Gand. Ces villes tentent de devenir plus saines, plus sûres et plus vivables en revoyant la priorité accordée aux différents modes de transport. D’abord les piétons, puis les cyclistes, les transports en commun et, enfin, les véhicules privés. À Bruxelles, seul un ménage sur deux possède au moins une voiture, ceux qui n’en ont pas étant essentiellement des personnes sans enfants et/ou à faibles revenus. Le succès d'une mobilité alternative dépend du confort, de la sécurité, de la ponctualité et de la propreté des transports en commun. Bruxelles a encore du pain sur la planche dans ce domaine.
Le succès d'une mobilité différente dépend du confort, de la sécurité, de la ponctualité et de la propreté des transports en commun.
Quid des véhicules personnels ?
Les propriétaires de voitures (diesels) de plus de six ans ne peuvent plus pénétrer dans la LEZ et doivent donc faire un choix. Acheter une nouvelle voiture et être confronté au même problème dans six ans, alors qu'un véhicule privé est généralement utilisé 8 ans ? Ou changer de comportement en optant pour une mobilité urbaine avec des voitures et vélos partagés ? Il est aussi possible de stationner une voiture plus ancienne en dehors de la zone. Mais cela passe obligatoirement par des hubs de mobilité offrant des transports en commun de qualité 24 heures sur 24. Une alternative intéressante est le private lease, un leasing pour les particuliers. Il vous permet de disposer à tout moment d'une voiture récente qui peut circuler dans la LEZ.
Grâce au private lease, vous disposez à tout moment d'une voiture récente qui peut circuler dans la zone de basses émissions.Philippe Kahn
Quel avenir pour la voiture ?
D'ici 2025, Bruxelles n'autorisera plus que des véhicules diesels respectant la norme Euro 6 et des voitures essence Euro 3 ou supérieur. L'avenir de la voiture citadine est-il électrique ? Les véhicules particuliers disparaîtront-ils complètement de la ville ? Ou les voitures privées seront-elles exclusivement réservées aux plus nantis ? Ce scénario n’est plus si improbable. À Londres, les utilisateurs de voitures électriques devront également s'acquitter de la congestion tax à partir de 2025 ! Un système de mobilité partagée avec des voitures électriques peut-il résoudre le problème à terme ? Un prochain article y sera consacré.