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Voiture de société : l’électrique incontournable
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22 JANV

Voiture de société : l’électrique incontournable

22-1-2025
Philippe Kahn – Arval Mobility Manager
Philippe Kahn Arval Mobility Manager
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Rédigé le 22-1-2025 15:59
Publié le 22-1-2025 15:59
Les voitures de société thermiques sont encore plus lourdement taxées dès 2025. L’électrique s’impose ainsi comme la motorisation la plus intéressante financièrement pour une voiture de société.
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Selon les derniers chiffres de la Febiac, les voitures électriques ont le vent en poupe en Belgique. Dans l’ensemble, leur part de marché atteignait 27% des immatriculations au cours des neuf premiers mois de 2024. L’électrique monte ainsi sur la deuxième marche du podium des motorisations, juste derrière les voitures à essence (42,1%).
La motorisation propre est surtout plébiscitée par les professionnels (entreprises et indépendants) qui représentaient 87,3% des immatriculations de voitures électriques. Cependant, cette tendance est surtout marquée à Bruxelles et en Flandre, où près de 80.000 nouvelles voitures électriques professionnelles ont été immatriculées au cours des trois premiers trimestres de 2024, contre seulement 4.425 en Wallonie. Ce dernier chiffre ne reflète toutefois pas forcément la réalité. La plupart des sociétés de leasing étant basées en Flandre, nombre de voitures de société y sont immatriculées, même si le salarié habite dans une autre Région.
D’ici 2035, seules les voitures zéro émission seront encore autorisées sur le marché des véhicules neufs.Philippe Kahn

Zéro émission en 2035

Avec le durcissement progressif de la fiscalité, les entreprises et les indépendants se détourneront de plus en plus des voitures thermiques. Ce qui est précisément le but recherché par les pouvoirs publics qui souhaitent ainsi contribuer à la réalisation des objectifs climatiques de la Belgique.
Bien que certains suggèrent que les autorités pourraient revoir ou différer ces objectifs, rien n’indique un tel changement de cap. Au contraire, l’Union européenne affiche une ligne claire. D’ici 2035, seules les voitures zéro émission seront encore autorisées sur le marché des véhicules neufs.
En Flandre, le réseau de recharge connaît une expansion fulgurante. Entre fin 2023 et mi-2024, le nombre de bornes de recharge publiques a ainsi bondi de 50%.

Impact fiscal pour le salarié

Fiscalement, une voiture de société thermique coûte plus cher tant à l’employeur qu’au travailleur. Ce dernier voit en effet sa rémunération nette rabotée par la hausse de son avantage de toute nature (ATN), qui est soumis au précompte professionnel. Cela concerne tant les dirigeants d’entreprise que les salariés qui utilisent leur véhicule professionnel à titre personnel.
Le graphique illustre clairement cet impact. Vous pouvez ainsi visualiser l’évolution estimée de l’ATN pour un même modèle avec trois motorisations différentes : entièrement électrique à gauche, diesel au centre et essence à droite. En 2032, l’ATN pour les versions diesel ou essence sera plus de trois fois supérieur à celui de la version électrique. Il est donc financièrement plus avantageux de choisir un modèle électrique pour éviter ce surcoût.
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Plus une voiture émet de CO2 et plus elle reste longtemps dans la flotte, plus elle devient coûteuse fiscalement.Philippe Kahn

Impact fiscal pour l’employeur

Les employeurs sont pour leur part doublement incités à privilégier les voitures de société zéro émission en raison de l’évolution du taux de déductibilité fiscale et de la cotisation de solidarité.
Le taux de déduction des voitures essence ou diesel, commandées entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2025, est ainsi progressivement réduit. En 2025, il est ainsi plafonné à 75%. Les voitures de société thermiques acquises à partir du 1er janvier 2026 ne seront tout simplement plus du tout déductibles fiscalement.
En outre, l’employeur doit aussi payer une cotisation de solidarité, également appelée taxe CO2, pour l’utilisation privée d’une voiture de société. Cette contribution augmente année après année sous l’effet du relèvement du montant minimum et de la hausse du coefficient multiplicateur appliqué :
  • 2,25 en 2024 ;
  • 2,75 en 2025 ;
  • 4 en 2026 ;
  • 5,5 en 2027.
En résumé, plus une voiture émet de CO2 et plus elle reste longtemps dans la flotte, plus elle devient coûteuse fiscalement. L’électrique est aujourd’hui le choix logique et presque incontournable pour une voiture de société.

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