Sommaire
- Ces dernières décennies, les conditions de vie se sont améliorées à peu près partout
- Quand le seuil de développement est dépassé, l’empreinte écologique augmente fortement
- La transition vers des modes de vie et des entreprises durables est aussi inéluctable
- Parviendrons-nous à accélérer cette évolution pour freiner le changement climatique ?
Comment évolue le monde ? Le graphique ci-contre illustre la situation au début de ce siècle. L’axe horizontal des abscisses représente les conditions de vie. L’indice de développement humain (IDH) rassemble des indicateurs comme le revenu moyen, l’espérance de vie, le taux de scolarisation… Ce sont de meilleurs indicateurs de prospérité que le PIB par habitant.
Trois groupes de pays se détachent. La plupart se trouvent dans le groupe intermédiaire, incluant des pays comme le Brésil ou la Chine. Ils se situent au seuil de ce qu’on considère comme une société développée et qualitative. La Chine est ainsi officiellement sortie de l’extrême pauvreté. Les pays plus à gauche empruntent le même chemin. Sur la droite, ce sont les pays développés.
Moyens disponibles
La quête de meilleures conditions de vie est inhérente à l’humanité. Le défi est d’y parvenir avec les moyens que la Terre met à notre disposition. C’est ce que représente la ligne horizontale en pointillés sur le graphique.
La difficulté est que cette ligne baisse au fil des ans. En 1900, quand nous étions 1,6 milliard d’êtres humains, elle était sensiblement plus élevée. Mais avec une croissance démographique constante, elle est de plus en plus basse. La disponibilité de matières premières per personne diminue, tout comme l’empreinte écologique maximale.
Autre problème : quand un pays atteint le seuil de développement, son empreinte écologique augmente de façon exponentielle.
Quadrant durable
Actuellement, aucun pays n’a atteint le « quadrant du développement durable ». Il s’agit du rectangle en bas à droite sur le graphique. Dans cette zone devraient se trouver les pays suffisamment développés et respectant les limites de ce que la Terre peut offrir.
Mais le deuxième graphique nous donne des raisons d’espérer. La quête de meilleures conditions de vie (vers la droite) et l’impact croissant sur la planète (vers le haut) ne sont pas les seules évolutions possibles. Il existe une autre voie.
C’est ce que démontrent des pays comme l’Argentine, l’Uruguay, l’Allemagne et la Norvège en se dirigeant vers le quadrant durable. Le graphique retraçant l’évolution entre 1980 et 2005, d’autres pays ont évolué dans la bonne direction depuis.
Afin de freiner le changement climatique, il est indispensable d’accélérer la transition vers le quadrant durable.Luc Van Liedekerke
Accélérer la tendance
D’autant plus encourageant qu’il s’agit d’une tendance mondiale à l’œuvre bien avant l’annonce du pacte vert européen. Tous les pays tendent vers un meilleur développement. Et beaucoup de pays (développés) mettent en place depuis quelque temps un cadre réglementaire favorisant la durabilité. Pensons notamment aux prescriptions urbanistiques, aux limitations des émissions, aux investissements dans les énergies renouvelables…
Afin de freiner le changement climatique, il est indispensable d’accélérer la transition vers le quadrant durable. Tout particulièrement pour les pays du groupe intermédiaire où vit une grande partie de la population mondiale. Cela constitue toutefois un véritable défi pour des régions en plein développement.