Les marchés obligataires plus inquiets
Toute médaille ayant son revers, ces politiques nous avaient plongé dans l’ère des taux d’intérêt négatifs en Europe. Et nous continuons de payer le prix des dérapages budgétaires qui limiteront pour un bon moment la marge de manœuvre des autorités. Les discussions sur les éventuels moyens pour limiter le choc de la flambée du prix de l’énergie sur le pouvoir d’achat illustrent très bien ces temps d’austérité forcée.
Aujourd’hui, si l’optimisme règne au niveau des Bourses, c’est une autre histoire pour les marchés obligataires qui semblent redouter une hausse inévitable de l’inflation qui risquerait de provoquer les mêmes dégâts qu’en 2022. Le choc avait alors été très violent après des années sans inflation.
La lenteur des banques centrales à réagir à l’époque avait provoqué une vraie panique sur ces marchés. En quelques semaines, les taux à 10 ans étaient passés de 0% à 3% en Belgique et de 1% à 4% aux États-Unis.