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L’énergie et l’inflation enfoncent les bourses européennes
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4 MARS

L’énergie et l’inflation enfoncent les bourses européennes

4-3-2026
Geert Ruysschaert – Portfolio Manager
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Rédigé le 4-3-2026 09:03
Publié le 4-3-2026 09:03
Quand donc le calme reviendra-t-il dans le Golfe Persique ? La réponse à cette question sera cruciale pour la direction que les marchés choisiront dans les semaines à venir…
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Sommaire

  • La hausse des prix du gaz et du pétrole ajoute à l’inquiétude au sujet de l’accélération de l’inflation européenne.
  • La fermeture du détroit d’Ormuz rend les marchés particulièrement nerveux.
  • Comment les Etats-Unis parviendront-ils à normaliser le trafic maritime dans le Golfe Persique ?

Journée noire

En l’espace de deux jours, les bourses européennes ont vu fondre une bonne partie des gains qu’elles avaient accumulés durant les deux derniers mois. En particulier hier, elles se sont retrouvées au cœur de la tourmente. La hausse persistante des prix du pétrole et du gaz, combinée à l’évolution peu engageante de l’inflation, a fait subir des pertes aux marchés. Les bourses américaines, qui avaient encore tenu bon lundi, ont également dû céder du terrain hier mais ont laissé entrevoir un léger raffermissement vers la fin de la session.

Les prix du pétrole et du gaz toujours en hausse

Ce mardi, l’arrêt de la production de GNL au Qatar et la menace des Gardiens de la Révolution d’attaquer tout navire qui tentera de franchir le détroit d’Ormuz ont déclenché une vague de ventes dès l’ouverture des marchés, principalement à cause de la nouvelle envolée des prix du pétrole et du gaz, qui avaient déjà beaucoup augmenté le lundi. En l’espace de deux jours, le prix du gaz a ainsi presque doublé en Europe, atteignant 60 EUR par kilowattheure. Nous sommes certes encore bien loin des 330 EUR/kilowattheure des lendemains de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, mais dans un contexte où l’industrie manufacturière européenne souffre déjà depuis tout un temps de prix de l’énergie nettement supérieurs à ceux pratiqués aux Etats-Unis ou en Chine, un nouveau rebond n’est évidemment jamais une bonne nouvelle.

L’inflation déçoit

L’inquiétude n’a fait qu’empirer lorsque l’on a appris que l’inflation européenne trahissait pour le mois de février – c’est-à-dire avant même le début des nouvelles hostilités au Moyen-Orient – une hausse en glissement annuel de 0,2% qui l’a portée à 1,9%. L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l’alimentation et de l’énergie, a ,elle aussi, augmenté dans des proportions similaires pour finalement ressortir à 2,4%. Avec les événements en Iran, ce pourcentage risque encore d’augmenter, ce qui rend moins probables de nouveaux abaissements des taux de la part de la Banque centrale européenne – du moins pour ceux qui y croyaient encore. Et dans le même temps, les taux à long terme se retrouvent ainsi en proie à une tendance haussière, ce qui est de mauvais augure tant pour les marchés obligataires que pour les marchés des actions.

Le dollar comme planche de salut

A noter cependant que cette fois, la vague d’incertitude profite non aux prix de l’or ou de l’argent, mais bien au dollar. Les Etats-Unis disposant de leur propre production de pétrole et de gaz, ils dépendent en effet moins du Moyen-Orient pour leur approvisionnement énergétique. Pour les bourses américaines, la situation est toutefois un peu différente et l’escalade du conflit s’y est traduite hier par une certaine retenue.

Que nous réserve l’avenir ?

Dans les premières déclarations, que ce soit de la part d’Israël ou des Etats-Unis, un changement de régime en Iran était explicitement avancé comme l’un des objectifs de l’opération. A présent, ces objectifs sont moins clairs et le changement de régime est plutôt évoqué comme un potentiel effet positif de l’offensive israélo-américaine. Si l’objectif premier d’Israël et des Etats-Unis est effectivement d’anéantir la capacité militaire de l’Iran, le régime de Téhéran peut encore nourrir l’espoir, justifié ou non, de surmonter la tempête par la voie de la négociation. Ce qui lui ferait une raison de moins de jouer le tout pour le tout en se mettant toute la région à dos…

Le contrôle du Golfe Persique

Il est fort probable que la supériorité militaire des Etats-Unis et d’Israël leur permette de prendre de plus en plus le contrôle de la situation dans le Golfe Persique. Ce contrôle est d’ailleurs indispensable si l’on veut rétablir la confiance et permettre aux navires d’emprunter à nouveau le détroit d’Ormuz. Vu l’importance de cette route pour l’approvisionnement énergétique mondial, il s’agirait là du meilleur scénario pour les marchés financiers. Mais nous n’en sommes pas encore là, et il serait prématuré de balayer dès à présent d’autres scénarios moins favorables. Voilà pourquoi l’investisseur a tout intérêt à rester dans l’expectative en observant attentivement la tournure que prend le conflit.

Chiffres clés du 3/3/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5252,00 -2,13% 3,42%
Europe: Stoxx Europe 600 604,44 -3,08% 2,07%
USA: S&P 500 6816,63 -0,94% -0,42%
Japon: Nikkei 56279,05 -3,06% 11,80%
Chine: Shangai Composite 4122,68 -1,43% 3,88%
Hongkong: Hang Seng 25768,08 -1,12% 0,54%
Euro/dollar 1,16 -0,91% -1,46%
Brent pétrole 81,44 4,73% 32,75%
Or 5267,60 -2,28% 22,28%
Taux belge à 10 ans 3,28
Taux allemand à 10 ans 2,77
Taux américain à 10 ans 4,06
Source : Factset

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