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L’Iran, l’optimisme au sujet du complexe technologique et la politique industrielle
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22 MAI

L’Iran, l’optimisme au sujet du complexe technologique et la politique industrielle

22-5-2026
Philippe Gijsels – Chief Strategy Officer
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Rédigé le 22-5-2026 09:06
Publié le 22-5-2026 09:06
Les résultats record de Nvidia ont été accueillis avec une réaction tiède du marché, centré sur les négociations dans le Golfe. Les États-Unis poursuivent parallèlement leur politique industrielle.
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Sommaire

  • Le marché ne peut pas chuter aussi longtemps qu’il n’y a pas d’accord.
  • Les résultats de Nvidia accueillis avec tiédeur.
  • L’Amérique poursuit sa politique industrielle.

L’accord fantastique avec l’Iran, épisode 332 

Une fois de plus, nous semblons nous rapprocher du fantastique accord historique au sujet de l’Iran que Donald Trump ne cesse de faire miroiter sur les réseaux sociaux depuis des semaines, non sans menacer tout aussi régulièrement le pays de la destruction totale. Cette fois, c’est cependant l’Iran qui a évoqué un rapprochement entre les deux nations, et les commentaires du ministre des affaires étrangères Marco Rubio allaient dans le même sens. Mais bien sûr, ce n’est pas la première fois… Sans compter que de nombreuses questions restent ouvertes, notamment quant au programme iranien d’enrichissement de l’uranium ou à l’avenir du détroit d’Ormuz. Sur ce dernier point, l’Iran et Oman discuteraient en ce moment d’un péage permanent. Bien que cette perspective n’ait rien de réjouissant pour le reste du monde, le prix du pétrole a baissé et les bourses américaines sont parvenues à convertir leurs légères pertes en gains.

C’est à croire que les marchés des actions, en dépit de la crainte que leur inspirent l’inflation et les taux d’intérêt en hausse, ne parviennent tout simplement pas à baisser aussi longtemps que l’accord n’est pas annoncé. Les ours, pour autant qu’il en existe encore en vie, craignent cet accord comme la peste et sont donc totalement impuissants aussi longtemps qu’il est chaque jour question d’un accord imminent. Les marchés restent donc prisonniers de cette logique dans laquelle le prix du pétrole rebondit de temps en temps, faisant légèrement pression sur les actions, après quoi l’annonce d’un accord déclenche invariablement un rallye euphorique. 

Il faudra attendre que l’accord soit conclu pour savoir vraiment ce qu’il en est. Et tout dépendra alors de la teneur de cet accord, de son caractère permanent ou non et du crédit que les marchés lui accorderont. Car ce qui est sûr, c’est que l’inflation augmente rapidement, et pas seulement l’inflation globale. L’inflation de base du "PCE deflator", c’est-à-dire celle qui exclut les composantes volatiles de l’alimentation et de l’énergie, reste elle aussi nettement supérieure aux objectifs aux Etats-Unis, affichant actuellement un niveau de 3,2% et révélant une pression à la hausse sur les prix dans les segments des services, du logement, des soins de santé et des assurances ainsi que dans nombre d’autres composantes plus permanentes de l’indice d’inflation. 

Les résultats de Nvidia accueillis avec tiédeur

A moins évidemment de s’imaginer que la révolution de l’IA aura un impact à ce point déflationniste qu’elle fera fondre l’inflation comme neige au soleil… Seul l’avenir nous le dira. Pour l’heure, les résultats des entreprises liées à l’IA, comme Nvidia, restent particulièrement vigoureux, ce qui profite également à la croissance américaine. Hier, nous avons eu droit à des statistiques particulièrement impressionnantes concernant l’industrie manufacturière américaine. Autrement dit, les investissements colossaux dans l’IA compensent toujours largement la faiblesse qui se manifeste dans d’autres segments de l’économie. Et s’il faut en croire les commentaires de Nvidia, cette tendance a encore un bel avenir devant elle.

La politique industrielle américaine se poursuit

Quoi qu’il en soit, cette tiédeur n’a nullement inquiété IBM, dont le cours boursier s’est envolé lorsque le département américain du commerce a annoncé qu’il accorderait à l’entreprise une subvention d’un milliard de dollars pour construire une fonderie de puces quantiques, sur le sol américain, bien entendu. Ce soutien financier public cadre dans la politique industrielle des Etats-Unis, qui s’efforce de réduire la dépendance à l’égard des fournisseurs étrangers, en l’occurrence de Taïwan, pour les fondements critiques de l’industrie. Avant IBM, Intel avait déjà été l’heureuse bénéficiaire des aides publiques américaines, et son cours boursier en avait largement profité. Et bien sûr, les efforts américains ne se limitent pas à la technologie stratégique. Les entreprises actives dans les terres rares et les matières premières ont elles aussi déjà pu profiter de la générosité de l’Oncle Sam. Que ce soit aux Etats-Unis ou en Chine, il devient de plus en plus courant que les pouvoirs publics soutiennent l’industrie nationale. Cela ne veut pas dire que l’économie de marché soit morte, mais force est d’admettre qu’elle se présente désormais sous un jour très différent. Peut-être y a-t-il pour l’Europe une piste de réflexion à envisager…
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Chiffres clés du 21/5/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5502,04 1,37% 8,34%
Europe: Stoxx Europe 600 620,29 1,46% 4,75%
USA: S&P 500 7432,97 1,08% 8,58%
Japon: Nikkei 59804,41 -1,23% 18,80%
Chine: Shangai Composite 4162,18 -0,18% 4,87%
Hongkong: Hang Seng 25651,12 -0,57% 0,08%
Euro/dollar 1,16 0,20% -1,06%
Brent pétrole 104,94 -5,88% 71,05%
Or 4474,30 -1,47% 3,86%
Taux belge à 10 ans 3,67
Taux allemand à 10 ans 3,12
Taux américain à 10 ans 4,57
Source : Factset

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