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Saison des résultats US : les banques en première ligne
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16 AVR

Saison des résultats US : les banques en première ligne

16-4-2026
Bernard Pollet – Team manager Securities Handling Referentials
Bernard Pollet
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Rédigé le 16-4-2026 08:17
Publié le 16-4-2026 08:17
Alors que le marché reste concentré sur l’Iran, cette semaine marque le coup d’envoi de la saison des résultats aux Etats-Unis. Fidèles à la tradition, les banques américaines ouvrent le bal. Faisons le point…
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Sommaire

  • Des cours boursiers records,
  • Résultats bancaires, une histoire de taux et de croissance ?
  • Résultats actuels et perspectives,
  • Brouillard en vue mais saison des résultats passionnante.

Les performances boursières récentes sont solides

Historiquement, le PER (Price-Earnings Ratio ou ratio cours/bénéfice) des banques est nettement plus faible que celui attribué au compartiment technologique ou même à d’autres acteurs du marché américain. Compris entre 10 et 15, celui-ci est structurellement bas, témoignant des réserves que les investisseurs peuvent avoir vis-à-vis du secteur bancaire, surtout depuis 2008. Pourtant, si l’on se concentre sur les performances boursières du secteur depuis un an, force est de constater que les banques ont opéré un rattrapage important : le Dow Jones US Bank index a progressé de 43% sur un an, et le PER des grandes banques a dépassé le haut de la fourchette historique. Autant dire qu’avec de telles performances, les résultats du premier trimestre et les perspectives dans un contexte géopolitique tendu seront attentivement scrutés.

L’impact des taux avant et pendant la guerre

Il est également important de rappeler que les perspectives boursières des banques sont influencées par la croissance économique générale, mais également par les taux. Plus l’écart entre taux longs et taux courts est important, plus la marge bénéficiaire est importante (les banques prêtent à long terme et empruntent/rémunèrent à court terme). Après une période compliquée où les taux courts et longs étaient inversés, la perspective d’une normalisation de cette courbe a porté tout le secteur depuis la mi-2024. Couplée à une croissance économique soutenue, cela explique en grande partie la performance exceptionnelle des banques américaines.  Toutefois, la guerre en Iran a rebattu les cartes. La hausse du pétrole, d’une part, et l’incertitude, d’autre part, ont eu des effets divergents sur les courbes de taux, les poussant à la hausse et les rendant extrêmement volatils. Dans ce contexte, les commentaires des dirigeants d’entreprises à l’issue des publications des résultats seront d’autant plus intéressants.

Que disent les résultats ? Quelles sont les perspectives ?

Comparer les résultats à la réaction boursière est particulièrement intéressant. Toutes les grandes institutions bancaires ont présenté des résultats particulièrement solides avec un bénéfice net et un chiffre d’affaires supérieurs aux attentes. Ces résultats devraient ravir n’importe quel investisseur. Pourtant, même si le marché a été globalement positif, il n’a pas non plus sabré le champagne. Certaines valeurs ont même vu leur cours de bourse baisser dans la foulée. Pourquoi ? Tout est probablement une question de perspective. Le marché achète rarement le présent, c’est l’avenir qui l’intéresse. Les dirigeants de ces grandes banques ont beau avoir salué la résilience de l’économie américaine, la santé solide des entreprises, les avantages de la déréglementation ou encore l’augmentation des mesures de relance budgétaire, ils ont tous fourni un tableau plus contrasté lorsqu’il fallait évoquer les mois à venir. Jamie Dimon, patron de JPMorgan et souvent porte-parole du secteur bancaire américain, met en avant l’ensemble des risques de plus en plus complexes qui se profilent : tensions géopolitiques, guerres, prix de l’énergie, incertitude commerciale et déficits budgétaires à l’échelle mondiale. 

Dans le flou, la prudence reste de mise

Si nous regardons le verre à moitié plein, nous retiendrons que cette saison des résultats démarre plutôt bien. Toutefois, un coup d’œil sur la moitié vide nous rappellera que la situation reste sous tension et qu’il convient de rester prudent. Il est évident qu’une amélioration de la situation géopolitique serait bénéfique pour tous les secteurs, et peut-être encore plus pour le secteur bancaire qui dépend d’une normalisation des taux et d’une croissance économique solide et fiable à long terme.

Au-delà de la situation au Moyen-Orient, nous pourrons nous concentrer sur les prochains résultats d’entreprises. Ce soir, ce sera au tour de Netflix de publier ses premiers résultats après la bataille perdue comme Paramount pour le rachat de Warner Bros. Autant d’événements passionnants qui pourront être abordés dans nos comptes-rendus.

Chiffres clés du 15/4/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5475,16 -0,20% 7,81%
Europe: Stoxx Europe 600 617,27 -0,43% 4,24%
USA: S&P 500 7022,95 0,80% 2,59%
Japon: Nikkei 58134,24 0,44% 15,48%
Chine: Shangai Composite 4027,21 0,01% 1,47%
Hongkong: Hang Seng 25947,32 0,29% 1,24%
Euro/dollar 1,18 -0,10% 0,45%
Brent pétrole 94,86 0,07% 54,62%
Or 4798,15 0,55% 11,38%
Taux belge à 10 ans 3,57
Taux allemand à 10 ans 3,02
Taux américain à 10 ans 4,28
Source : Factset

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