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Les taux d’intérêt contredisent la quiétude des marchés
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14 AVR

Les taux d’intérêt contredisent la quiétude des marchés

14-4-2026
Mark Putzeijs – Investment Communication Manager
Mark Putzeijs Investment Communication Manager
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Rédigé le 14-4-2026 08:06
Publié le 14-4-2026 08:06
Les marchés ont affiché une réaction étonnamment circonspecte face à un énième rebondissement du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran. L’évolution des taux d’intérêt, en revanche, semble moins engageante.
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Sommaire

  • La remontée en "V" a cessé en Europe et en Asie, mais ses effets restent visibles.
  • Le cessez-le-feu tient bon.
  • Pas de rétablissement en vue pour les taux d’intérêt.

Une réaction prudente

Les marchés ont réagi hier avec une circonspection marquante à l’annonce de l’échec des négociations de paix entreprises à Islamabad. Certes, les actions européennes ont perdu un peu de terrain, et les marchés asiatiques même un peu plus, mais les bourses américaines ont quant à elles progressé de 1% et sont ainsi parvenues à compenser toutes les pertes accumulées depuis le début du conflit. L’Europe n’en est pas encore là, mais les cours ont désormais tout de même remonté de près de 10% depuis leur plancher d’il y a trois semaines. Le prix du pétrole est repassé au-dessus du seuil psychologique des 100 USD, mais n’en est pas moins resté de 10% inférieur au record de début avril.

Un flot de paroles, mais pas encore de gestes

Il semble que le marché réalise qu’il subsiste un espoir de pouvoir résoudre le conflit plus ou moins proprement. Nous n’en sommes encore qu’à la moitié du cessez-le-feu, et celui-ci est jusqu’ici plutôt bien respecté. Après l’échec de la première vague de négociations, les menaces réciproques de Donald Trump et de l’Iran ont retenti dans tout le Golfe Persique, mais ce n’étaient que des paroles. Cette fois, c’est Donald Trump qui a annoncé son intention de bloquer le détroit d’Ormuz en empêchant le passage de tous les navires qui se seraient acquittés du péage illégal imposé par l’Iran. L’Iran, de son côté, a qualifié ce blocus d’acte de piraterie. Le blocus a pris effet hier, mais n’a heureusement pas encore donné lieu à de véritables actions.

Les obligations franchissent également un seuil psychologique

En comparaison de ce qui se passe sur les marchés des actions, les mouvements observés sur le front obligataire sont moins spectaculaires. Moins spectaculaires, mais pas plus rassurants pour autant… Depuis un peu moins d’un mois, le taux d’intérêt d’un emprunt d’Etat allemand à 10 ans dépasse les 3%, ce qui n’était plus arrivé depuis 15 ans. Ce taux s’était mis à baisser au lendemain de la grande crise pétrolière des années 1970 et a ainsi reculé pendant quarante ans, passant de plus de 10% à moins de 0%. Jusqu’à ce que la pandémie de coronavirus et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et l’envolée de l’inflation qui s’en est suivie, mettent abruptement un terme à ces taux d’intérêt négatifs. Depuis lors, le taux allemand à 10 ans fluctue dans une large fourchette comprise entre 2% et 2,80%. Une progression constante est cependant à nouveau perceptible depuis l’été dernier, avec donc cette percée au-dessus du seuil de 3% comme record provisoire. Sachant que les cours des obligations existantes diminuent lorsque les taux d’intérêt augmentent, cette évolution n’a rien de réjouissant pour les investisseurs. D’autant que l’économie s’accommode également mieux de taux d’intérêt plus faibles…

La logique de la hausse des taux

Nous avons déjà évoqué abondamment la recrudescence de l’inflation et des taux d’intérêt que nous vivons en ce moment, mais peu d’observateurs s’attendaient en début d’année à ce que le cap des 3% soit encore franchi cette année. Cela dit, dans la logique du conflit actuel, il n’y a pas de quoi s’en étonner. Nous risquons à présent de nous retrouver pris dans un concours de cercles vicieux. La hausse des prix de l’énergie fait grimper l’inflation, tandis que l’augmentation des budgets de la défense accroît les dettes publiques. Et dans les deux cas, il s’agit de facteurs qui font remonter les taux d’intérêt. Difficile de dire jusqu’où ira cette hausse, mais cela dépendra au moins en partie de la situation au Moyen-Orient. Si les événements donnent raison aux marchés des actions, comme la semaine dernière, nous pourrions encore nous en tirer à bon compte.

Chiffres clés du 13/4/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5426,85 -0,53% 6,86%
Europe: Stoxx Europe 600 613,88 -0,16% 3,66%
USA: S&P 500 6886,24 1,02% 0,60%
Japon: Nikkei 56502,77 -0,74% 12,24%
Chine: Shangai Composite 3988,56 0,06% 0,50%
Hongkong: Hang Seng 25660,85 -0,90% 0,12%
Euro/dollar 1,17 -0,15% -0,29%
Brent pétrole 99,26 4,43% 61,79%
Or 4716,75 -0,67% 9,49%
Taux belge à 10 ans 3,65
Taux allemand à 10 ans 3,08
Taux américain à 10 ans 4,29
Source : Factset

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