Sommaire
- L’énergie propre démontre résilience et croissance.
- L’IA, un levier clé de développement.
- L’énergie durable, une solution stratégique.
- L’indépendance énergétique à l’ordre du jour de la Commission européenne.
- Comment miser sur ces évolutions ?
Résilience et croissance
Depuis 2025, les actions liées aux énergies propres ont démontré résilience et croissance, portées par une hausse des investissements mondiaux dans les technologies renouvelables, combinée à des facteurs structurels de demande, des évolutions géopolitiques et un soutien politique renouvelé en Europe.
Ainsi, l’indice iShares Global Clean Energy Transition, après une année 2025 solide, poursuit sa progression en 2026 avec une hausse de 24 %, reflétant le regain de confiance des investisseurs dans le secteur.
Nous identifions trois moteurs clés derrière cette croissance.
L’intelligence artificielle, un moteur de croissance essentiel
L’un des principaux moteurs structurels sous-tendant cette reprise est l’avènement de l’intelligence artificielle. La multiplication rapide des applications d’IA engendre une augmentation explosive de la consommation d’électricité, principalement du fait de l’essor des centres de données.
Cette tendance se traduit par une accélération fulgurante de la demande de sources d’énergie fiables et durables. Les géants technologiques investissent donc, de plus en plus, dans de la capacité énergétique permettant de s’adapter relativement rapidement aux fluctuations de l’offre et de la demande, une quête qui les conduit immanquablement aux énergies renouvelables.
De ce fait, l’engouement pour l’énergie durable ne repose plus exclusivement sur les objectifs climatiques, mais devient aussi une question de pure nécessité économique. L’électrification, soutenue par l’IA, s’impose ainsi comme l’une des tendances structurelles les plus puissantes du secteur.
Le contexte géopolitique
Dans le même temps, le contexte géopolitique joue lui aussi, à nouveau, en faveur des énergies renouvelables. L’envolée des prix de l’énergie engendrée par les tensions au Moyen-Orient a une nouvelle fois confronté l’Europe à sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés.
Dans cette optique, l’énergie durable est de plus en plus perçue comme une solution stratégique devant permettre de garantir la sécurité énergétique. Car, en plus de réduire les émissions de CO₂, les énergies renouvelables permettent aussi d’acquérir une plus grande indépendance par rapport aux régions géopolitiquement instables.
Le plan AccelerateEU
Cette dimension stratégique constitue l’essence du plan AccelerateEU de la Commission européenne, à travers lequel l’Europe ambitionne d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables tout en atténuant sa dépendance énergétique. Ce plan met l’accent sur le renforcement de la production domestique d’énergie, l’accélération des procédures d’autorisation, et la mobilisation d’investissements tant publics que privés.
Le plan prévoit, en outre, des investissements substantiels dans les réseaux d’électricité, qui sont cruciaux pour pouvoir faire face à la demande croissante et à l’électrification galopante. A cet égard, on peut voir dans le plan AccelerateEU un pendant européen de l’Inflation Reduction Act aux Etats-Unis, résolument axé sur la vitesse de réaction et sur l’autonomie stratégique.
Comment miser sur ces évolutions ?
On distingue dans le secteur plusieurs sous-catégories : les acteurs intégrés de grande envergure, les entreprises se consacrant exclusivement à l’énergie renouvelable, les exploitants de réseaux régulés et les fabricants. Chacune de ces sous-catégories s’assortissant de ses propres risques et opportunités, une bonne sélection s’impose.
Indépendamment des risques spécifiques aux entreprises ou macroéconomiques, ce secteur est, en effet, influencé aussi par des facteurs politiques et de régulation. L’opportunité est par exemple différente selon qu’il s’agit d’énergie solaire ou d’énergie éolienne, cette dernière étant davantage sujette à un risque d’autorisation et d’exécution. Les exploitants de réseaux présentent, quant à eux, des caractéristiques défensives en raison de la stabilité de leurs revenus, qu’ils doivent au fait qu’ils opèrent souvent sur des marchés régulés et concluent des contrats à long terme. Cette réalité les rend moins sensibles aux fluctuations économiques et offre aux investisseurs un certain degré de protection contre la volatilité du marché.
Pour résumer, le secteur se trouve à un tournant, bénéficiant d’un climat d’investissement attrayant grâce à la combinaison d’une reprise cyclique, d’une accélération structurelle de la demande alimentée par l’IA, des tensions géopolitiques et du soutien résolu de la part des autorités.
Si le secteur a initialement grandi grâce à l’ampleur prise par les critères ESG, il est désormais de plus en plus dominé par des considérations fondamentales comme la rentabilité, l’adaptativité et l’intérêt stratégique.
Chiffres clés du 27/4/2026
|
| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5355,49 |
0,24% |
5,46% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
608,84 |
-0,30% |
2,81% |
| USA: S&P 500 |
7173,91 |
0,12% |
4,80% |
| Japon: Nikkei |
60537,36 |
1,38% |
20,26% |
| Chine: Shangai Composite |
4086,34 |
0,16% |
2,96% |
| Hongkong: Hang Seng |
25925,65 |
-0,20% |
1,15% |
| Euro/dollar |
1,17 |
0,26% |
-0,07% |
| Brent pétrole |
108,22 |
2,70% |
76,40% |
| Or |
4701,60 |
0,47% |
9,14% |
| Taux belge à 10 ans |
3,60 |
|
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| Taux allemand à 10 ans |
3,02 |
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| Taux américain à 10 ans |
4,34 |
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