Sommaire
- L’espoir de la fin du conflit renaît.
- Nombre de questions subsistent…
- Davantage que des éléments techniques ?
L’espoir de la fin du conflit renaît
Hier, les bourses américaines ont laissé entrevoir leur meilleure prestation en plus d’un an pour clôturer ce premier trimestre difficile. Le S&P 500 a grimpé de près de 3% et le Nasdaq de près de 4%. Les indices européens, eux, ont dû se contenter de gains plus modestes. Cette vigoureuse remontée s’est amorcée dans le sillage de plusieurs commentaires des deux camps, qui ont fait renaître l’espoir d’une fin assez rapide de la guerre en Iran. Donald Trump a, pour sa part, indiqué que le délai de 4 à 6 semaines qu’il s’était fixé touche à sa fin, ajoutant dans le style qu’on lui connaît, que le conflit ne durera "pas beaucoup plus longtemps". Mais le camp iranien a lui aussi lancé, de son côté, des signaux directs et indirects, témoignant d’une volonté de négocier. Le régime, qui se focalise surtout sur sa propre survie, exige toutefois des garanties pour "empêcher la répétition de l’agression". Même si personne ne sait vraiment en quoi ces garanties devraient consister…
Nombre de questions subsistent…
Et bien sûr, ce n’est pas la seule question qui reste ouverte. Hier, Donald Trump a une fois de plus fustigé ses alliés, en décrétant que ces derniers n’auront qu’à rouvrir eux-mêmes le détroit d’Ormuz et à le sécuriser. Reste à voir à quoi ressemblera le Moyen-Orient après un éventuel retrait des troupes américaines. Les hostilités cesseront-elles vraiment ? Le détroit d’Ormuz sera-t-il rouvert ? Israël sera-t-il également disposé à mettre fin à ses frappes, et comment se présentera sa position militaire sans le soutien de ses alliés américains ? On pourrait imaginer qu’il faille tout de même passer des accords à ce sujet… Dans cette optique, le scénario où chacun rentre chez soi semble peut-être tout de même un peu trop simpliste. Et puis, il y a l’aspect économique : combien de temps l’approvisionnement mettra-t-il à se normaliser, même avec une réouverture du détroit d’Ormuz ? Nombre de questions subsistent, et la liste est longue. Tout cela pour dire que malgré cette première ébauche de normalisation, les incertitudes restent nombreuses…
Davantage que des éléments techniques ?
Pour ce qui est des marchés, il serait sans doute illusoire de s’imaginer que cela suffira à faire disparaître la volatilité. Historiquement, c’est sur des marchés volatils et, généralement orientés à la baisse, que l’on assiste en bourse aux sessions les plus performantes. De plus, le dernier jour d’un trimestre est généralement aussi une journée consacrée au "window dressing", c’est-à-dire à l’embellissement des états financiers des entreprises, dans une tentative de les faire paraître plus saines qu’elles ne le sont en réalité. Le fait que le prix du pétrole n’ait que très légèrement baissé montre également que le marché dispose toujours d’une saine dose de scepticisme. Bref, il se pourrait que nous soyons en présence d’une ébauche de normalisation, mais de nombreuses questions restent à ce stade sans réponses. Autrement dit, nous allons avoir besoin de confirmations. Dans les jours et les semaines qui viennent, nous saurons si nous venons de voir se profiler le début d’une solution ou s’il ne s’agissait que d’un poisson d’avril avant l’heure. Encore qu’il n’y ait, évidemment, rien de drôle à la situation actuelle…
Chiffres clés du 31/3/2026
|
| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5073,12 |
0,86% |
-0,10% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
583,14 |
0,42% |
-1,53% |
| USA: S&P 500 |
6528,52 |
2,91% |
-4,63% |
| Japon: Nikkei |
51063,72 |
-1,58% |
1,44% |
| Chine: Shangai Composite |
3891,86 |
-0,80% |
-1,94% |
| Hongkong: Hang Seng |
24788,14 |
0,15% |
-3,29% |
| Euro/dollar |
1,15 |
0,49% |
-1,89% |
| Brent pétrole |
112,85 |
0,00% |
83,94% |
| Or |
4553,95 |
0,57% |
5,71% |
| Taux belge à 10 ans |
3,64 |
|
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| Taux allemand à 10 ans |
3,02 |
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| Taux américain à 10 ans |
4,32 |
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