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L’optimisme du marché mis à l’épreuve
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27 AVR

L’optimisme du marché mis à l’épreuve

27-4-2026
Patrick Casselman – Senior Equity Specialist
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Rédigé le 27-4-2026 08:07
Publié le 27-4-2026 08:07
La remontée boursière substantielle amorcée début avril se fondait avant tout sur l’espoir d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran et d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Mais 8 semaines plus tard, ce dernier est toujours fermé…
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Sommaire

  • A nouveau une légère correction, mais pas pour le complexe technologique
  • Des résultats mitigés, mais en moyenne pas mauvais
  • Des marchés résilients
  • Une semaine cruciale pour les bourses

A nouveau une légère correction, mais pas pour le complexe technologique

La semaine dernière a, elle aussi, été dominée par les rebondissements du conflit en Iran et le sentiment s’est détérioré au fil des jours, à mesure que l’espoir de négociations et d’un accord s’est révélé prématuré.

Devant l’impossibilité de trouver un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz, le prix du pétrole est reparti à la hausse (+20% la semaine dernière) et certains segments du marché des actions ont subi une correction. Sur l’ensemble de la semaine, le Stoxx Europe 600 a reculé de 2,5% à cause du repli de toute une série de secteurs sensibles à la conjoncture comme les banques, l’industrie, les voyages et les biens de consommation durables. Le S&P 500 est toutefois parvenu à se maintenir à son niveau record grâce à la vigueur des actions technologiques (surtout celles des fabricants de semi-conducteurs) et de celles du secteur de l’énergie.

Des résultats mitigés, mais en moyenne pas mauvais

Cette résilience était principalement à attribuer aux résultats encourageants et aux perspectives prometteuses publiés par de nombreuses entreprises technologiques qui connaissent une croissance spectaculaire grâce à l’intelligence artificielle. Pour ainsi dire tous les segments de l’industrie des semi-conducteurs profitent de la demande d’intelligence artificielle, tandis que d’autres tendances structurelles se poursuivent également, comme l’expansion des centres de données, l’électrification, la digitalisation et la transition énergétique. Cette dernière pourrait d’ailleurs peut-être même encore s’accélérer à cause du prix actuellement élevé des combustibles fossiles, comme le laissent déjà présager les ventes de véhicules électriques en Europe.

Ces effets compensent dans une certaine mesure l’impact de la guerre et des prix élevés de l’énergie pour certaines entreprises cycliques qui commencent tout de même à le ressentir du fait de l’attitude hésitante des consommateurs ou des entreprises.

Quoi qu’il en soit, les analystes n’ont pas revu à la baisse leurs prévisions moyennes pour la croissance bénéficiaire en 2026. Ceci grâce à la croissance bénéficiaire encore plus vigoureuse qu’attendue de nombre d’entreprises technologiques, sans oublier l’augmentation des bénéfices dans le secteur de l’énergie sous l’effet de l’envolée des prix du pétrole et du gaz.

Des marchés résilients

Le fait que les marchés, si l’on exclut le récent léger repli observé en Europe, soient parvenus à se remettre entièrement de leur correction de 10% subie au mois de mars est notamment à attribuer au maintien des prévisions moyennes pour la croissance bénéficiaire. L’espoir d’une résolution rapide du conflit et d’une réouverture du détroit d’Ormuz a joué un rôle également, même s’il est entretemps apparu que cet espoir péchait peut-être par optimisme.

A cela s’ajoute le fait que les taux obligataires, après avoir grimpé au début du conflit par crainte d’une envolée de l’inflation, se sont entretemps stabilisés. Certaines banques centrales ont déjà laissé entendre qu’elles ne relèveraient pas les taux de sitôt étant donné que le regain d’inflation est lié non à la demande, mais à l’offre, de sorte qu’elles n’ont aucune raison de freiner l’économie. L’inquiétude au sujet du crédit privé semble elle aussi s’être quelque peu apaisée dans l’intervalle.

Les investisseurs, enfin, ont aussi tiré des leçons des corrections boursières précédentes et en ont gardé une mentalité "buy the dip" plutôt prononcée. En 2020, les bourses avaient plongé de 30% en un mois lorsque la pandémie de coronavirus s’était déclarée, pour ensuite s’atteler à une remontée spectaculaire. En 2022, l’invasion de l’Ukraine par la Russie leur avait valu une correction de 25% suivie d’une envolée de l’inflation et des taux d’intérêt. Là encore, ce repli s’était finalement révélé être une belle opportunité d’achat… Et en mars de l’année dernière, les bourses ont perdu 20% à cause de la guerre commerciale imminente ("Liberation Day"), mais ce repli était déjà entièrement effacé à peine deux mois plus tard.

Cela dit, la correction de 10% subie en mars dans le sillage de l’éclatement du conflit en Iran et de l’envolée des prix de l’énergie ne reflétait peut-être pas toute l’ampleur du problème. Et comme la récente remontée reposait avant tout sur un espoir qui ne s’est toujours pas réalisé, nous n’excluons pas un regain de volatilité à court terme, surtout si les négociations ne reprennent pas ou si le conflit empire à nouveau. De plus, après 8 semaines de blocus du détroit d’Ormuz, il se pourrait que la pénurie de pétrole et de gaz se fasse davantage sentir. Pour l’instant, nous nous montrons un peu plus prudents à l’égard des actions en optant pour une position neutre, mais nous nous tenons prêts à saisir les opportunités d’achat qui se présenteront en cas de nouvelles corrections.

Une semaine cruciale pour les bourses

Outre l’évolution du conflit en Iran, notre attention ira cette semaine également à la publication des chiffres relatifs à la croissance économique du premier trimestre (en Europe et aux Etats-Unis) et des taux d’inflation européens, ainsi qu’aux réunions de nombreuses banques centrales, dont la Fed et la BCE. Les économistes ne s’attendent à aucun changement au niveau des taux d’intérêt, mais nous sommes curieux de découvrir leurs prévisions. La saison des résultats, enfin, s’apprête également à nous livrer son apothéose, avec notamment les publications trimestrielles de 5 des "Magnificent Seven".

Chiffres clés du 20/4/2026 au 24/4/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5342,71 -4,12% 5,20%
Europe: Stoxx Europe 600 610,65 -2,54% 3,12%
USA: S&P 500 7165,08 0,55% 4,67%
Japon: Nikkei 59716,18 2,12% 18,63%
Chine: Shangai Composite 4079,90 0,70% 2,80%
Hongkong: Hang Seng 25978,07 -0,70% 1,36%
Euro/dollar 1,17 -0,91% -0,33%
Brent pétrole 105,37 6,83% 71,75%
Or 4679,80 -2,42% 8,63%
Taux belge à 10 ans 3,57
Taux allemand à 10 ans 3,01
Taux américain à 10 ans 4,30

Source: Factset

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