Menu
La banque d'un monde qui change
Que nous apprennent les premiers résultats trimestriels ?
Actualité Suivre Suivre la catégorie
29 OCT

Que nous apprennent les premiers résultats trimestriels ?

29-10-2026
Yannick Verloove – Global Equity Specialist
Yannick Verloove
Yannick Verloove Global Equity Specialist
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Rédigé le 29-10-2026 08:39
Publié le 29-10-2026 08:39
Les premiers résultats trimestriels révèlent une croissance bénéficiaire méritoire aux Etats-Unis et en Europe. La technologie et l’énergie mènent la danse, mais des surprises se profilent également dans d’autres secteurs.
Lire plus tard
Twitter LinkedIn Email Imprimer

Sommaire

  • La croissance bénéficiaire provisoire rapportée pour le 3e trimestre atteint près de 30% aux Etats-Unis et 22% en Europe.
  • L’énergie contribue dans une large mesure à la croissance bénéficiaire européenne.
  • Les investissements dans l’IA boostent les résultats des activités dans le cloud et des fournisseurs d’infrastructure.
  • Les banques, le secteur aérien et la technologie médicale font également état de résultats positifs.

Des surprises moins prononcées en dépit de la croissance bénéficiaire substantielle

La saison des résultats du troisième trimestre de 2026 commence bien : jusqu’ici, 83% des entreprises du S&P 500 ayant publié leurs résultats ont dépassé les attentes en termes de bénéfices, alors que la moyenne à cinq ans est de 78%. Par contre, les dépassements ne représentaient que 2,1% en moyenne, contre une moyenne à cinq ans de 7,5%. En comparaison du 3e trimestre de 2025, la croissance bénéficiaire provisoire s’élève à 29,5% si l’on combine les résultats déjà publiés aux estimations avancées pour les entreprises dont les mises à jour ne sont pas encore disponibles.

L’Europe suit le mouvement, mais est davantage tributaire de l’énergie

En Europe également, la croissance bénéficiaire rapportée est jusqu’ici encourageante. Pour le STOXX Europe 600, elle s’élève actuellement à 21,9%, contre 29,5% pour le S&P 500. Le secteur de l’énergie y est pour beaucoup : selon les prévisions, les bénéfices du secteur sont en hausse de 134%, notamment grâce aux prix plus élevés du pétrole et à l’accroissement des marges des activités de raffinage. Si l’on exclut le secteur de l’énergie, la croissance bénéficiaire provisoire ne s’élève en Europe qu’à 8,4%.

IA : les services dans le cloud mènent la danse

Pour Microsoft et Alphabet, l’expansion vigoureuse des services dans le cloud reste un indicateur crucial pour la demande d’intelligence artificielle. En même temps, les investisseurs surveillent l’ampleur des investissements dans les centres de données et leur impact sur la rentabilité et les cash flows. Microsoft, qui a présenté ses résultats hier après-bourse, a vu le chiffre d’affaires de son service dans le cloud Azure augmenter de 48%, tandis que celui du Google Cloud d’Alphabet a carrément doublé. Le chiffre d’affaires total et le bénéfice total d’Alphabet se sont cependant révélés inférieurs aux attentes, ce qui a fait chuter le cours d’environ 10% après-bourse.

Les investissements dans l’IA soutiennent les résultats de l’industrie

Les fournisseurs d’infrastructure peuvent eux aussi se targuer de résultats solides. ASML a engrangé un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros, ce qui se situait dans le haut de la fourchette de ses prévisions, tandis que la marge brute de 57,5% dépassait les attentes de l’entreprise. GE Vernova a de son côté dépassé les attentes du marché en rapportant une croissance du chiffre d’affaires de 27% et des nouvelles commandes se chiffrant à 29 milliards de dollars. L’entreprise a aussi revu à la hausse ses perspectives pour toute l’année. Les résultats témoignent notamment de la vigueur de la demande de machines permettant de produire des puces électroniques et de la demande d’infrastructure électrique.

Secteur aérien : des résultats vigoureux mais des réactions mitigées en bourse

Soutenue par la demande de moteurs d’avions et de maintenance, GE Aerospace est parvenue à dépasser les attentes en termes de chiffre d’affaires et de bénéfices et a revu à la hausse ses prévisions pour toute l’année. Safran a également fait état d’un chiffre d’affaires qui excédait l’estimation du consensus, mais s’est contentée de confirmer ses perspectives pour toute l’année. La première réaction des cours des deux actions a été négative, ce qui illustre qu’en marge des résultats réalisés, les prévisions avancées au sujet de la croissance et de la rentabilité futures revêtent une importance cruciale également.

Les banques dépassent les attentes

Plusieurs banques européennes ont publié des résultats supérieurs aux attentes. En partie grâce aux bons résultats des activités commerciales, BNP Paribas a rapporté un bénéfice net de 3,46 milliards d’euros alors que les prévisions tablaient seulement sur 3,23 milliards d’euros. Deutsche Bank a publié de son côté un bénéfice de 1,59 milliard d’euros qui dépassait donc le consensus de 1,44 milliard d’euros, soutenue par ses activités pour particuliers et professionnels. UBS a vu son bénéfice augmenter de 8% pour atteindre 2,69 milliards de dollars, signant ainsi un résultat plus ou moins conforme aux attentes.

Des bénéfices en hausse pour la technologie médicale

Des évolutions positives sont perceptibles également dans le secteur de la technologie médicale. GE HealthCare a fait état d’un chiffre d’affaires de 5,5 milliards de dollars, c’est-à-dire en hausse de 7,2%, tandis que le bénéfice par action adapté a augmenté de 25,1% pour atteindre 1,34 dollar. Ces résultats dépassaient les prévisions avancées par l’entreprise, qui a donc revu à la hausse ses perspectives pour toute l’année. La croissance était surtout très prononcée dans le segment du diagnostic pharmaceutique, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 13%.

Quelles conclusions tirer de ces premiers résultats ?

Un premier bilan révèle une croissance bénéficiaire vigoureuse tant aux Etats-Unis qu’en Europe, avec l’énergie et la technologie comme principaux moteurs.

Les banques, le secteur aérien et la technologie médicale rapportent des résultats positifs également. Quant aux investissements dans l’IA, le constat est qu’ils soutiennent plusieurs branches d’activités. Les bonnes surprises au niveau des bénéfices sont en revanche moins prononcées qu’à l’accoutumée, et les réactions divergentes des cours montrent que les bons résultats ne font pas automatiquement grimper les cours.

Chiffres clés du 29/10/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5815,63 0,24% 14,52%
Europe: Stoxx Europe 600 644,14 0,07% 8,77%
USA: S&P 500 7743,98 0,28% 13,13%
Japon: Nikkei 63954,19 1,08% 27,05%
Chine: Shangai Composite 3681,47 0,91% -7,24%
Hongkong: Hang Seng 23094,83 0,23% -9,89%
Euro/dollar 1,11 -0,04% -5,15%
Brent pétrole 115,27 -6,36% 87,89%
Or 4046,65 1,31% -6,07%
Taux belge à 10 ans 4,38
Taux allemand à 10 ans 3,38
Taux américain à 10 ans 5,03
Source : Factset

Vous êtes client·e Priority Banking Exclusive, Private Banking ou Wealth Management ?

Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne et/ou à notre newsletter hebdomadaire.

Je m’abonne
Yannick Verloove

Votre expert

Yannick Verloove Global Equity Specialist
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Partagez :
Lire plus tard
Les opinions exprimées sur ce site sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement la position de BNP Paribas Fortis

Rejoignez MyExperts

Déjà inscrit ?

Connectez-vous pour lire l'article.

Pas encore de compte ? S'inscrire