Quid de la liquidité du marché ?
Ces rebondissements ont même fait oublier les commentaires plus « faucons » que prévu prononcés la veille par Kevin Warsh, le fraîchement nommé président de la Fed. Ou plutôt, ils les placent dans un autre contexte. Car mercredi, le nouveau président de la Fed a réaffirmé sa détermination à continuer à poursuivre l’objectif d’inflation de 2%. Résultat : le marché s’est mis à anticiper un relèvement des taux d’ici la fin de l’année. Un jour plus tard, cependant, il a nuancé ce raisonnement en se disant que si le prix du pétrole diminue, cela fera aussi baisser l’inflation et les prévisions d’inflation, auquel cas il ne sera plus nécessaire de relever les taux. L’avenir nous le dira, mais il faut bien admettre que cette logique n’est pas dénuée de sens.
Cela dit, c’est la liquidité qui fait vivre les marchés. Si la politique monétaire est souple et les taux à long terme relativement bas – autrement dit, si la gravité n’est pas trop forte –, il n’est pas difficile pour les actifs de grimper. Si la gravité s’intensifie, cela devient moins évident. Mais la liquidité joue un rôle également. Car pour entretenir l’allégresse des « taureaux », il faut suffisamment de capitaux disponibles sur le marché. Et à cet égard, force est de constater que les géants technologiques prélèvent en ce moment d’importantes quantités de liquidités à travers des introductions en bourse et des émissions d’actions ou d’obligations. Pour l’instant, le marché s’en accommode parfaitement, ce qui confirme sa vigueur, mais la liquidité reste un point à surveiller avec plus d’attention qu’à l’accoutumée.