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L’optimisme persiste malgré le repli des semi-conducteurs
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6 JUIL

L’optimisme persiste malgré le repli des semi-conducteurs

6-7-2026
Inge Donders – Head of Investment Communication
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Rédigé le 6-7-2026 08:36
Publié le 6-7-2026 08:36
Le repli des actions technologiques n’est pas parvenu à troubler l’optimisme frappant des bourses. La croissance économique, l’inflation en baisse et le recul des prix du pétrole soutiennent toujours la confiance des investisseurs.
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Sommaire

  • Les actions européennes atteignent de nouveaux records.
  • Le secteur technologique est confronté à des prises de bénéfices.
  • L’économie américaine ralentit, mais conserve sa résilience.
  • Le recul des prix du pétrole soutient la confiance des investisseurs.
  • La politique commerciale redevient un point d’attention pour les investisseurs.

L’Europe donne le ton

La semaine dernière, l’Europe a continué à multiplier les bonnes surprises. Tant l’Euro Stoxx 50 que, plus près de chez nous, le BEL20 ont poursuivi leur ascension et se sont à nouveau hissés à des niveaux impressionnants. Une évolution qui a de quoi surprendre, en particulier après une période où nombre d’investisseurs se focalisaient surtout sur les Etats-Unis et le secteur technologique.

Cette fois, le soutien venait des statistiques économiques. Après une période empreinte de faiblesse, la zone euro semble naviguer dans des eaux plus favorables. Le secteur des services, en particulier, a laissé entrevoir une amélioration, tandis que les pressions inflationnistes ont continué à diminuer, aidées par la baisse des prix de l’énergie. Pour l’instant, cela suffit à entretenir l’attrait des actions européennes. Non que l’incertitude ait entièrement disparu, mais force est d’admettre que la conjoncture économique se présente mieux qu’il y a quelques mois.

Les actions des semi-conducteurs marquent une pause

Le mouvement le plus marqué de la semaine se situait dans le complexe technologique. Après un premier semestre vigoureux, les investisseurs ont pris leurs bénéfices sur plusieurs actions liées aux semi-conducteurs et à l’IA. Plusieurs célèbres grosses pointures de la technologie se sont ainsi retrouvées sous pression, ce qui a surtout affecté le Nasdaq américain et semé la volatilité en Asie. En Corée du Sud, les fabricants de puces ont essuyé un revers après la déception créée par la production, mais la vague de ventes a finalement été de courte durée.

Cependant, ces prises de bénéfices masquent un malaise plus profond. Les investisseurs envisagent d’un œil de plus en plus critique les investissements colossaux des géants technologiques dans l’intelligence artificielle, attendant avec impatience le moment où ces investissements se traduiront par une croissance bénéficiaire durable et une augmentation des cash flows. Pourtant, cela ne change pas grand-chose au scénario sous-jacent. Les pouvoirs publics et les entreprises continuent à investir dans l’IA, les centres de données et l’infrastructure numérique. Jusqu’ici, le récent repli ressemble davantage à une saine consolidation qu’à une rupture fondamentale de la tendance.

Le moteur ralentit

Aux Etats-Unis, le dernier rapport sur l’emploi trahissait un refroidissement progressif de l’économie à travers une croissance inférieure aux attentes de l’emploi. Malgré tout, la réaction du marché est restée raisonnable. Le taux de chômage demeure en effet assez bas et d’autres indicateurs sont toujours synonymes de croissance. Tant la confiance des consommateurs que l’activité des entreprises tiennent bon, confortant les investisseurs dans l’idée que l’économie ralentit légèrement sans retomber au point mort pour autant.

La baisse des prix du pétrole soutient les marchés

Le marché de l’énergie est lui aussi venu au secours des investisseurs. La prime de risque géopolitique qui inquiétait les marchés ces derniers mois s’est encore amenuisée. Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran n’ont pas disparu, mais les flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz semblent se normaliser. Le prix du pétrole a donc continué à baisser, ce qui est positif pour les consommateurs et les entreprises. Des prix de l’énergie inférieurs soutiennent en effet le pouvoir d’achat, contiennent l’inflation et améliorent les perspectives de la croissance économique.
Il s’agit également d’un facteur pertinent pour les banques centrales. Si la pression exercée par les prix de l’énergie s’atténue, il devient plus simple pour elles d’aligner la politique des taux sur la conjoncture économique sous-jacente, plutôt que sur les chocs des prix temporaires.

La politique commerciale revient sur le devant de la scène

En marge de l’économie, du pétrole et de la technologie, la politique commerciale est également revenue sur le devant de la scène. Washington a laissé entendre que la prolongation de l’accord commercial entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (USMCA) est moins évidente qu’on ne le pensait jusqu’ici. Pour l’instant, il n’y a pas de quoi alarmer les investisseurs. Il pourrait en effet tout aussi bien s’agir d’une manière de se positionner avantageusement en prévision des négociations à venir, une stratégie à laquelle le gouvernement américain nous a entretemps habitués…
Quoi qu’il en soit, le message est clair : les relations commerciales internationales demeurent une source d’incertitude. Les relations entre les Etats-Unis, l’Europe et la Chine restent elles aussi déterminées par la concurrence stratégique, les droits de douane et les intérêts industriels.

A ce stade, le climat général reste cependant constructif. La croissance économique tient bon, les pressions inflationnistes s’atténuent et les entreprises continuent à investir. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille oublier toute prudence. Laisser les marchés voir la vie trop en rose est en effet rarement une bonne idée. Mais c’est comme pour les chaussures, les vêtements, les mocktails et la décoration intérieure : rien de tel qu’une petite touche de rose pour égayer l’ensemble… Et pour l’instant, nous voyons suffisamment de raisons de continuer à envisager les marchés avec une dose saine d’optimisme.

Chiffres clés du 29/6/2026 au 3/7/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5813,65 1,08% 14,48%
Europe: Stoxx Europe 600 652,77 1,72% 10,23%
USA: S&P 500 7483,24 -0,21% 9,32%
Japon: Nikkei 69744,07 -0,45% 38,55%
Chine: Shangai Composite 4043,64 -1,24% 1,88%
Hongkong: Hang Seng 23350,03 2,05% -8,90%
Euro/dollar 1,14 0,08% -2,57%
Brent pétrole 71,94 -1,38% 17,26%
Or 4171,25 3,85% -3,17%
Taux belge à 10 ans #N/A
Taux allemand à 10 ans #N/A
Taux américain à 10 ans #N/A
Source : Factset

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