Sommaire
- Les marchés financiers et le dollar oscillent au rythme du prix du pétrole.
- L’Iran et les Etats-Unis s’efforcent d’influencer le prix du pétrole.
- La Chine est de plus en plus impactée.
La hausse du prix du pétrole fait pression sur les marchés des actions
Après avoir connu une journée paisible mercredi, le prix du pétrole s’est à nouveau envolé hier. Dans la foulée, le dollar a grimpé également et les marchés des actions se sont retrouvés en difficulté. Voilà donc la logique qui anime en ce moment les marchés. A noter également que les géants technologiques, après un début d’année difficile en comparaison du reste du marché, font aujourd’hui plutôt figure de valeurs refuges. En soi, ce n’est pas si étonnant. Il s’agit en effet d’entreprises aux bilans solides et aux cash flows abondants, dont les investisseurs recherchent à présent la sécurité relative.
L’Iran et les Etats-Unis s’efforcent d’influencer le prix du pétrole
La stratégie de l’Iran et des Etats-Unis ne fait aucun doute. Les leaders iraniens ont compris qu’ils ne parviendront sans doute pas à sortir vainqueurs d’une guerre ouverte contre les Etats-Unis. Ils s’efforcent donc de faire durer le conflit, de doser leurs réactions et, surtout, de faire grimper le prix du pétrole à travers chaque attaque ou opération, par exemple en bloquant le détroit d’Ormuz. Le temps, en effet, joue en faveur de l’Iran. Aux Etats-Unis, ce conflit ne peut compter que sur peu d’engouement. Et s’il commence à mal tourner aux yeux des Américains, ou à durer trop longtemps, ce peu d’enthousiasme s’éteindra encore davantage. Sans compter que Donald Trump, à l’approche des élections de mi-mandat qui se tiendront en novembre, n’a vraiment pas besoin d’une hausse du prix du pétrole qui raviverait l’inflation. Car l’inflation est un thème crucial aux Etats-Unis. Et donc, alors que l’Iran fait tout pour faire grimper le plus possible, et le plus rapidement possible, le prix du pétrole, le gouvernement américain, lui, s’efforce par tous les moyens de l’en empêcher. Donald Trump a ainsi annoncé que les Etats-Unis fourniraient une assurance publique contre le risque politique aux pétroliers qui doivent emprunter le détroit d’Ormuz et pourraient même, au besoin, les escorter militairement. Cette promesse n’ayant pas eu d’emblée l’effet escompté, le gouvernement américain a lancé hier l’idée d’une intervention potentielle du Trésor américain sur le marché à terme du pétrole, voire d’une injection d’offre additionnelle provenant des réserves stratégiques américaines. La logique est claire : chacun de son côté, l’Iran et les Etats-Unis s’efforcent de faire évoluer le prix du pétrole dans la direction souhaitée. Quant aux marchés des actions, ils oscillent au même rythme.
La Chine est de plus en plus impactée
Bien que la Chine se montre en ce moment très réservée dans ses commentaires, elle subit bel et bien l’impact des événements au Moyen-Orient. Un impact qu’il convient, à l’évidence, de replacer dans une perspective plus large. La Chine a acquis une position dominante dans l’exploitation de nombreuses terres rares et d’autres minéraux critiques, position qu’elle fait stratégiquement valoir très habilement dans ses négociations avec les Etats-Unis. En revanche, il est une matière première, peut-être la plus importante, pour laquelle cette position dominante revient aux Etats-Unis : le pétrole. En plus d’être un exportateur net de pétrole, l’Amérique est également parvenue à, pour ainsi dire, bloquer l’accès de la Chine au pétrole en provenance du Venezuela. La même chose risque à présent de se produire avec l’Iran, dont les exportations pétrolières sont en majeure partie destinées à la Chine. Tout cela pour dire que les matières premières s’imposent de plus en plus comme une arme stratégique dans le conflit qui oppose les deux plus grandes économies du monde. D’ailleurs, tous les pays qui ont un peu de bon sens consentent, de nos jours, des efforts pour acquérir une certaine indépendance au niveau de l’approvisionnement en matières premières. Et c’est ainsi que les molécules et les atomes du monde physique restent dans la ligne de mire des investisseurs. Pour ceux qui n’en étaient pas encore convaincus : les matières premières sont en ce moment en proie au plus vigoureux marché haussier que le monde n’ait jamais connu. Et ce n’est qu’un début…
Chiffres clés du 5/3/2026
|
| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5260,18 |
-1,01% |
3,58% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
604,83 |
-1,29% |
2,13% |
| USA: S&P 500 |
6830,71 |
-0,56% |
-0,22% |
| Japon: Nikkei |
55278,06 |
1,90% |
9,81% |
| Chine: Shangai Composite |
4108,57 |
0,64% |
3,52% |
| Hongkong: Hang Seng |
25321,34 |
0,28% |
-1,21% |
| Euro/dollar |
1,16 |
-0,49% |
-1,38% |
| Brent pétrole |
85,44 |
4,90% |
39,27% |
| Or |
5153,75 |
-0,58% |
19,63% |
| Taux belge à 10 ans |
3,37 |
|
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| Taux allemand à 10 ans |
2,83 |
|
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| Taux américain à 10 ans |
4,13 |
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