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Les choses bougent enfin dans le détroit d’Ormuz… mais pas comme on l’espérait
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5 MAI

Les choses bougent enfin dans le détroit d’Ormuz… mais pas comme on l’espérait

5-5-2026
Mark Putzeijs – Investment Communication Manager
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Rédigé le 5-5-2026 08:54
Publié le 5-5-2026 08:54
Donald Trump lance le projet « Freedom », mais rien ne dit que cela ramènera la paix.
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Sommaire

  • Pas de négociations officielles entre l’Iran et les Etats-Unis.
  • Les choses bougent dans le détroit d’Ormuz.
  • Les actions européennes de retour à la case départ.

Un détroit dans l’impasse

Le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis perdure depuis plus de deux mois. Deux mois pendant lesquels la voie maritime stratégique du détroit d’Ormuz est dans la pratique restée fermée. Tant l’Iran que les Etats-Unis y ont imposé un blocus, et chacun des deux camps veut s’arroger le droit de décider qui peut l’emprunter. Le détroit, par lequel transite en temps normal un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, ne dessert plus que 5 à 10% de son trafic habituel. Et de part et d’autre du passage, quelque 450 navires seraient en attente…

Trois semaines de calme plat

Ces dernières semaines, le temps semble avoir suspendu son vol. Les négociations censées faire du cessez-le-feu une situation définitive s’enlisent. Les deux parties se sont une première fois installées autour de la table il y a trois semaines, mais ces discussions n’ont mené à rien. Depuis lors, le fossé qui sépare les protagonistes semble bien trop profond pour espérer une reprise. Heureusement, les armes ont continué à se taire, du moins la plupart du temps. Hormis un nouveau blocus du détroit d’Ormuz imposé par les Etats-Unis, on peut pour ainsi dire parler de calme plat…

La semaine dernière, l’Iran a proposé un plan en 14 points devant mettre définitivement un terme au conflit. Officiellement, le cœur du débat reste le programme nucléaire de l’Iran, la levée des sanctions à son égard et le déblocage mutuel du détroit d’Ormuz. Mais les parties ne se font pas confiance et le timing semble être une question délicate. Tout le monde veut la paix, mais personne n’est disposé à perdre la face. Certainement pas Donald Trump à l’approche des élections de novembre… Et donc la région a sombré dans un silence assourdissant. 
 

Le projet « Freedom » devrait faire bouger les choses

Jusqu’à dimanche soir, lorsque Donald Trump a lancé son projet « Freedom » visant à déployer l’armée américaine pour aider activement les navires commerciaux à traverser le détroit d’Ormuz. Comme on pouvait s’y attendre, l’Iran a indiqué que toute intervention américaine serait considérée comme une violation du cessez-le-feu. Au rang des bonnes nouvelles, on a appris que l’équipage d’un cargo iranien saisi par les Etats-Unis avait été libéré. Les 22 marins auraient été évacués vers le Pakistan dimanche soir. Le Pakistan, en sa qualité de médiateur, a reconnu dans ce geste une mesure destinée à rétablir la confiance. 
  
Hier, cependant, le ton s’est à nouveau durci. L’Iran a affirmé avoir touché un navire militaire américain en l’empêchant de pénétrer dans le détroit d’Ormuz. L’Amérique, de son côté, s’est vantée d’avoir réussi à faire franchir le détroit d’Ormuz à deux navires. Quoi qu’il en soit, chacune des deux dépêches a rapidement été démentie par la partie adverse. Plus tard dans la soirée, la situation a une nouvelle fois menacé de dégénérer lorsque Donald Trump a assuré avoir détruit 7 petites embarcations iraniennes. Plusieurs Emirats auraient en outre été visés par des drones et missiles iraniens. 
 
 

Les nuages s’amoncellent au-dessus de l’Europe 

Personne n’ignore que l’Europe, du fait de sa dépendance énergétique, serait aux premières loges pour essuyer les conséquences d’une prolongation du conflit et de l’envolée des prix du pétrole. L’enquête trimestrielle menée par la BCE a révélé hier que les prévisions d’inflation avancées pour cette année et l’année prochaine sont plus élevées qu’il y a 3 mois, et que la croissance attendue de l’économie a été revue à la baisse de 0,2%. Sans compter que vendredi, Donald Trump a menacé de porter de 15 à 25% les droits de douane sur les voitures européennes.

Rien d’étonnant, donc, à ce que les bourses européennes aient accusé le coup. L’Euro Stoxx 50 a chuté de 2% et s’est ainsi retranché sous le niveau qu’il affichait début janvier.

Chiffres clés du 4/5/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5352,18 -0,01% 5,39%
Europe: Stoxx Europe 600 605,51 -0,99% 2,25%
USA: S&P 500 7200,75 -0,41% 5,19%
Japon: Nikkei 59513,12 0,38% 18,22%
Chine: Shangai Composite 4112,16 0,11% 3,61%
Hongkong: Hang Seng 26095,88 1,24% 1,82%
Euro/dollar 1,17 -0,51% -0,31%
Brent pétrole 114,28 5,78% 86,28%
Or 4568,30 0,00% 6,04%
Taux belge à 10 ans 3,63
Taux allemand à 10 ans 3,05
Taux américain à 10 ans 4,44
FR Source: Factset

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