Menu
La banque d'un monde qui change
Des chiffres sous le soleil du Portugal
Actualité Suivre Suivre la catégorie
2 JUIL

Des chiffres sous le soleil du Portugal

2-7-2026
Bernard Pollet – Team manager Securities Handling Referentials
Bernard Pollet
Bernard Pollet Team manager Securities Handling Referentials
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Rédigé le 2-7-2026 09:27
Publié le 2-7-2026 09:27
Après le forum de Sintra, dressons le bilan. Quels signaux envoient les banquiers centraux, et que nous apprennent les dernières données d’inflation européennes et les indices PMI américains ?
Lire plus tard
Twitter LinkedIn Email Imprimer

Sommaire

  • La nouvelle approche de Lagarde
  • Il fait chaud mais l’Europe respire
  • Chiffres US honorables, cap sur l’inflation

Une politique monétaire adaptée ?

De lundi à mercredi, les banquiers centraux se sont réunis dans la pittoresque Sintra. Le discours d’introduction prononcé par Christine Lagarde a donné quelques indications intéressantes pour les investisseurs. L’incertitude durable était sans nul doute le thème central de son allocution. La BCE ne peut plus partir du principe que les chocs sont temporaires. Entre les tensions politiques, la transition énergétique, l’IA, les dépenses de défense, l’évolution du commerce mondial, l’économie est devenue moins prévisible. Si elle se veut confiante par rapport au combat contre l’inflation, elle semble entrevoir une période de taux structurellement plus élevés que par le passé. Dans tous les cas, elle réaffirme la dépendance vis-à-vis des données et, grande nouveauté, elle ne veut plus se prononcer trop à l’avance sur les futures évolutions de politique monétaire. Cela ne nous rappelle-t-il pas un discours récent venu d’outre-Atlantique ? Pour rappel, lors de sa toute première intervention à la tête de la Fed, Kevin Warsh a récemment souligné qu’une prévisibilité excessive à long terme était, selon lui, dangereuse. Prenant également la parole ce mercredi, il a à nouveau insisté sur un changement dans la manière de communiquer. Le marché devra s’habituer à moins de communication sur les réunions à venir. Les banquiers centraux se seraient-ils donnés le mot ?

Une inflation sous contrôle en Europe ?

Ce mercredi était riche en données macro-économiques. L’Europe a d’abord publié un PMI manufacturier (qui mesure le niveau d’activité du secteur manufacturier) légèrement supérieur aux attentes, avec une amélioration notable en Allemagne (50,3) ; ce qui indique une croissance un peu plus marquée que les (50) attendus et en France (51,2). Tous les regards étaient toutefois tournés vers les chiffres d’inflation. Bonne nouvelle, cette dernière ressort à 2,8% en rythme annuel et à 2,4% hors énergie. Dans les deux cas, ces chiffres dépassent l’objectif de 2 %, mais restent en dessous des attentes, offrant sans doute une certaine marge de manœuvre à la Banque centrale européenne. Le discours de Christine Lagarde sur le bon déroulement du combat contre l’inflation s’en trouve conforté. Les investisseurs peuvent en déduire qu’il n’y a pour l’instant aucune urgence à relever les taux d’intérêt. De quoi aborder l’été sereinement ?  A l’instar des banques centrales, vu la situation géopolitique fluctuante, mieux vaut peut-être ne pas se risquer à trop de prévisions à long terme...

Une économie américaine toujours solide ?

En parallèle, les Etats-Unis ont publié deux rapports sous les attentes mais relativement honorables. Tout d’abord, bien que les analystes attendaient plus de 115.000 créations d’emplois, le chiffre final de 98.000 créations dans les secteurs non agricoles reste assez soutenu. Cela témoigne à nouveau de la robustesse du marché du travail américain. Les PMI manufacturiers aux Etats-Unis ont davantage déçu. Attendus au-delà de 55, ils sont finalement ressortis à 53,9. Bien qu’il s’agisse d’une diminution significative, le secteur reste clairement en zone d’expansion, confirmant la croissance toujours soutenue de l’économie américaine.

Rappelons encore une fois que pour se réjouir pleinement d’une croissance soutenue de l’économie dans son ensemble, il faut que l’inflation soit sous contrôle. En effet, un marché du travail solide engendre des pressions inflationnistes. Si l’inflation globale est déjà élevée, cela ne peut que complexifier la tâche de la banque centrale américaine, qui n’aurait probablement pas d’autre choix que de relever ses taux directeurs. Les données de mi-juillet seront donc cruciales et déterminantes pour décider si l’Europe servira ou non de modèle.

Une stabilisation supplémentaire de la situation géopolitique au Moyen-Orient reste essentielle à cet égard. La baisse des prix énergétiques se répercute assez rapidement sur l’économie réelle. Même si l’Europe est davantage impactée par les fluctuations sur le pétrole et le gaz, la baisse du prix à la pompe aura inévitablement un effet bénéfique sur le consommateur américain également. C’est ainsi qu’avec un peu de chance, même si l’été s’annonce caniculaire, les chiffres d’inflation seront quelque peu refroidis.   

Chiffres clés du 1/7/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5702,99 -0,84% 12,30%
Europe: Stoxx Europe 600 639,31 -0,38% 7,96%
USA: S&P 500 7483,23 -0,22% 9,32%
Japon: Nikkei 70474,96 0,59% 40,00%
Chine: Shangai Composite 4112,45 0,44% 3,62%
Hongkong: Hang Seng 22881,02 -0,63% -10,73%
Euro/dollar 1,14 -0,35% -2,99%
Brent pétrole 71,67 -1,75% 16,82%
Or 3978,55 -0,95% -7,65%
Taux belge à 10 ans 3,47
Taux allemand à 10 ans 2,89
Taux américain à 10 ans 4,48
Source: Factset

Vous êtes client·e Priority Banking Exclusive, Private Banking ou Wealth Management ?

Inscrivez-vous à notre newsletter quotidienne et/ou à notre newsletter hebdomadaire.

Je m’abonne
Bernard Pollet

Votre expert

Bernard Pollet Team manager Securities Handling Referentials
Suivre Suivre l'expert
Voir tous les experts
Partagez :
Lire plus tard

Les informations et opinions reprises dans le présent article sont des commentaires à caractère purement informatif. Elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme des avis ou des recommandations d'ordre fiscal, juridique ou autre. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle. Nous vous invitons à prendre contact avec votre conseiller avant de prendre toute décision se fondant directement ou indirectement sur les informations contenues dans cette communication. Les présentes conditions générales bancaires constituent le cadre global de la relation conventionnelle qui unit BNP Paribas Fortis SA (établissement de crédit dont le siège social est établi à 1000 Bruxelles, Montagne du Parc 3 - T.V.A. BE 0403.199.702 – RPM Bruxelles, soumis au contrôle prudentiel de la Banque nationale de Belgique, Boulevard de Berlaimont 14, 1000 Bruxelles et du contrôle de l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA), rue du Congrès 12-14, 1000 Bruxelles en matière de protection des investisseurs et des consommateurs et inscrit comme agent d'assurances sous le n° FSMA BE 0403.199.702) à ses clients.

Rejoignez MyExperts

Déjà inscrit ?

Connectez-vous pour lire l'article.

Pas encore de compte ? S'inscrire