Sommaire
- Les négociateurs font renaître l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz.
- Le "PCE deflator" révèle une hausse moins rapide que prévu en avril.
- Les actions de drones s’envolent à l’annonce d’un éventuel financement de la part des autorités américaines.
- Financement et participations boursières: un nouveau mantra économique.
Les négociateurs s’accordent sur le cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran a vacillé un instant hier après une attaque perpétrée tôt le matin par l’Iran contre une base américaine au Koweït en réaction à une frappe américaine contre une base militaire iranienne. La situation semblait précaire, jusqu’à ce que la bonne nouvelle tombe enfin: les négociateurs des deux pays seraient disposés à prolonger la trêve de 60 jours. Cette prolongation serait mise à profit pour rouvrir le détroit d’Ormuz, lever le blocus américain et poursuivre les négociations au sujet du programme nucléaire iranien.
Le scénario connu se répète
L’accord doit cependant encore être validé par les dirigeants des deux pays. D’après les dépêches, Donald Trump s’accorderait encore pour quelques jours le droit à la réflexion. En dépit de la sensation de déjà-vu, les marchés ne pouvaient évidemment pas dédaigner la nouvelle. Le scénario entretemps connu devient une routine, mais au moins la cohérence y est… Le prix du baril de Brent a chuté, retombant même à un moment à un peu moins de 91 dollars. L’euro a remonté par rapport au dollar et les taux d’intérêt ont légèrement baissé.
Les marchés des actions aidés par le "PCE deflator"
Comme on pouvait s’en douter, les marchés des actions en ont profité également, même si la nouvelle est arrivée juste trop tard pour les bourses européennes. Ces dernières ont donc clôturé la journée sur une légère perte, tandis que les bourses américaines sont parvenues hier à grapiller quelques gains, aidées par les nouveaux chiffres publiés au sujet de l’inflation américaine. L’indicateur d’inflation préféré de la Federal Reserve, à savoir l’inflation sous-jacente des "Personal Consumption Expenditures" (PCE), a en effet fini le mois d’avril sur une hausse de 0,2% en glissement mensuel alors que les prévisions tablaient sur 0,3%. Un résultat qui offre à Kevin Warsh un argument supplémentaire pour tenter d’empêcher un éventuel relèvement des taux plus tard dans l’année…
Le gouvernement américain stimule les actions des drones
Outre l’espoir d’une solution au Moyen-Orient et le "PCE deflator" inférieur aux attentes, un troisième facteur positif a joué en faveur des bourses hier. Le Wall Street Journal a en effet publié une dépêche selon laquelle le Pentagone serait depuis plusieurs mois en pourparlers avec un groupe de fabricants de drones américains. Le Pentagone aurait ainsi l’intention d’accorder un financement à quelques entreprises tout en acquérant des participations mineures dans leur capital. Au-delà du soutien financier, il faut évidemment y voir une reconnaissance non négligeable de la technologie. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas de la prestation boursière spectaculaire signée hier par les actions de drones…
Une nouvelle politique économique
Ces mesures s’inscrivent dans un changement de paradigme de la politique économique américaine qui consiste pour l’Etat à financer directement des secteurs stratégiques, éventuellement en combinaison avec une participation boursière mineure. Des opérations comparables avaient déjà eu lieu pour des entreprises actives dans les semi-conducteurs et les terres rares. Pas plus tard que la semaine dernière, les autorités américaines ont également annoncé des opérations de financement en faveur de l’industrie américaine de l’informatique quantique, qui s’assortiraient à nouveau d’éventuelles participations en actions.
Et ce n’est pas un hasard s’il s’agit précisément de secteurs dans lesquels la Chine est en avance sur les Etats-Unis, ou dans lesquels il règne en tout cas une concurrence farouche entre les deux grandes puissances. L’administration américaine aurait d’ailleurs encore d’autres secteurs en vue pour des stratégies similaires, notamment la robotique ou les matériaux pour batteries.
Que ce soit au Moyen-Orient ou pour le financement des secteurs stratégiques, les Etats-Unis misent peut-être sur la loi de la répétition: à force de rejouer suffisamment souvent le même scénario, le résultat souhaité finit par devenir réalité, en tout cas dans la tête des marchés…
Chiffres clés du 28/5/2026
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| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5603,03 |
-0,19% |
10,33% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
625,11 |
-0,49% |
5,56% |
| USA: S&P 500 |
7563,63 |
0,58% |
10,49% |
| Japon: Nikkei |
64693,12 |
-0,47% |
28,51% |
| Chine: Shangai Composite |
4098,64 |
0,12% |
3,27% |
| Hongkong: Hang Seng |
25006,16 |
-1,27% |
-2,44% |
| Euro/dollar |
1,16 |
0,18% |
-0,83% |
| Brent pétrole |
93,74 |
-0,53% |
52,80% |
| Or |
4391,90 |
-2,13% |
1,95% |
| Taux belge à 10 ans |
3,50 |
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| Taux allemand à 10 ans |
2,96 |
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| Taux américain à 10 ans |
4,45 |
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