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Les Banques américaines tentent de revenir dans le match
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16 JUIL

Les Banques américaines tentent de revenir dans le match

16-7-2026
Alain Gérard – Senior Equity Strategist
Alain Gérard
Alain Gérard Senior Equity Strategist
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Rédigé le 16-7-2026 08:40
Publié le 16-7-2026 08:40
À l’image de la Coupe du monde, les banques livrent leur finale: après une première mi-temps 2026 dominée par les européennes, les américaines contre-attaquent pour revenir au score.
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Sommaire

  • Les banques européennes à nouveau parmi les meilleurs secteurs cette année
  • Excellents résultats annoncés par les banques universelles américaines
  • Nombreuses opportunités de croissance bancaire et de gains d’efficience de part et d’autre de l’Atlantique

Les banques européennes mènent au score

Après un cru boursier 2025 exceptionnel, les banques européennes poursuivent leur dynamique en 2026, avec une performance de +20 % depuis le début de l’année (dividendes inclus), rencontrant ainsi nos attentes initiales d’un potentiel haussier de 15 à 20%. Elles sont troisièmes en termes de performance sectorielle en Europe, derrière l’énergie et les technologiques. Alors que la tentation était grande de prendre des profits après la forte hausse de 2025, notre recommandation de maintenir l’exposition s’est avérée judicieuse.

Nous avions également prédit que le potentiel haussier des banques US était ‘moindre que chez leurs consœurs européennes’ car plus chèrement valorisées et moins rentables. En outre, le secteur financier américain a subi de forts vents contraires liés à des doutes dans le business du « private credit » (une mini-crise qui semble maintenant sous contrôle) et une désaffection des investisseurs en faveur des secteurs liés à l’IA. Les banques US enregistrent tout de même de solides gains cette année : +8,86% à la clôture du 14 juillet.

Et comme dans tout grande compétition, certaines stars se sont démarquées : les grandes banques d’investissement que sont Goldman Sachs et Morgan Stanley enregistrent des gains de 30% en 2026.

Les banques américaines lancent une contre-offensive spectaculaire

Là où les banques de part et d’autre de l’Atlantique se rejoignent, c’est dans leur habilité à annoncer des résultats meilleurs qu’attendu trimestre après trimestre. C’est bien sûr un facteur de soutien essentiel pour leurs progressions en bourse. Ainsi, la saison des résultats du deuxième trimestre a bien débuté : les grandes banques américaines nous ont offert un beau feu d’artifice ce 14 juillet : JP Morgan, Bank of America, Citigroup et Goldman Sachs ont largement battu les attentes.

Certes, il y a des éléments exceptionnels dans ces résultats, tels qu’un marché d’actions volatil et porteur, de grosses levées de capitaux (notamment 85 milliards de capitaux frais pour Alphabet, la plus importante augmentation de capital de l’histoire), ou encore la gigantesque introduction en bourse de SpaceX. Mais l’ensemble des métiers bancaires se porte bien, y compris le crédit, porté par une consommation ferme et le financement du développement de l’infrastructure de l’IA.

Les opportunités abondent de part et d’autre de l’Atlantique

Outre une courbe des rendements obligataires et des marchés financiers porteurs, le contexte macro-économique semble favorable. Les Etats-Unis restent dans un scénario idéal de forte croissance et d’inflation relativement contrôlée malgré les tensions au Moyen-Orient.

En Europe, les plans d’investissement dans l’infrastructure et la défense se concrétisent. Les autorités cherchent à mieux mobiliser l’épargne européenne pour les grands projets continentaux - transition énergétique, numérique et souveraineté industrielle. Elles deviennent aussi plus favorables à l’émergence de ‘champions européens’, en acceptant mieux les fusions-acquisitions au sein du secteur.

Enfin, nous pensons que l’intelligence artificielle devrait globalement apporter d’énormes gains de productivité dans le secteur, un facteur qui nous semble très sous-estimé par le marché.

Quels sont les risques ?

Un fort ralentissement économique et une inflation galopante restent les principaux dangers. Ce fut d’ailleurs évident lors de l’éclatement de la crise au Moyen-Orient, avec un bond des prix de l‘énergie. Le marché craignait alors une forte hausse des prix et une baisse de la croissance. Les États-Unis calmèrent le jeu début juin, avant de repartir à l’offensive ces derniers jours. Nul ne sait comment et quand cette crise va se terminer mais tant que le baril de pétrole (Brent) se maintient sous les 100 USD (85 USD aujourd’hui), les marchés paniquent peu.

Conclusion : les banques européennes en ‘pole position’

Les cours boursiers des banques américaines incorporent beaucoup de nouvelles positives. Elles sont mieux valorisées : le ratio cours/ bénéfices attendus des banques US - avant les publications des derniers résultats et perspectives - était de 12,4x, alors que leurs consœurs européennes se traitent en moyenne à un ratio de 10,4x.

La croissance bénéficiaire des (grandes) banques US devrait être supérieure aux européennes au deuxième trimestre mais elle comporte de nombreux éléments exceptionnels. Ainsi, malgré les excellents résultats, la hausse boursière du secteur fut assez modérée les 14 et 15 juillet. Á noter que l’une ou l’autre banque US s’est même vu décerner un carton jaune par le marché : cours légèrement en baisse après publication, car inquiétudes liées à des hausses des coûts technologiques, de restructuration et à une croissance quelque peu décevante.

Pour la suite de cette confrontation transatlantique, nous estimons le potentiel d’appréciation du secteur bancaire européen entre 10 et 15% d’ici fin 2026, considérant ses solides fondamentaux, l’amélioration continue de sa profitabilité et la belle croissance retrouvée des profits. La hausse boursière des banques US devrait être moindre et sera plus étroitement liée à leur capacité à surprendre les attentes de leurs supporters dans un sens ou dans l’autre.

Chiffres clés du 15/7/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5613,51 -0,08% 10,54%
Europe: Stoxx Europe 600 642,71 0,10% 8,53%
USA: S&P 500 7572,40 0,38% 10,62%
Japon: Nikkei 68751,51 1,49% 36,58%
Chine: Shangai Composite 3955,58 -0,29% -0,33%
Hongkong: Hang Seng 24681,10 1,40% -3,70%
Euro/dollar 1,14 -0,07% -2,62%
Brent pétrole 85,04 0,35% 38,61%
Or 4027,35 0,29% -6,51%
Taux belge à 10 ans 3,65
Taux allemand à 10 ans 3,14
Taux américain à 10 ans 4,55
Source : Factset

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