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Les obligations européennes profitent de l’accord iranien
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7 JUIL

Les obligations européennes profitent de l’accord iranien

7-7-2026
Veerle Daeninck – Investment Communication Manager
Veerle Daeninck
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Rédigé le 7-7-2026 09:00
Publié le 7-7-2026 09:00
L’accord entre les Etats-Unis et l’Iran établi dans un protocole d’accord (MoU) met les marchés obligataires à l’abri de la tempête.
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Sommaire

  • L’accord iranien (MoU) éloigne la tempête du détroit d’Ormuz.
  • Les taux européens à 10 ans ont déjà chuté de 0,6-0,7% depuis leur record de la fin février.
  • Les obligations "investment grade" américaines naviguent en zone confinée à cause des différentiels de crédit limités. 

Moins de pressions inflationnistes et des eaux plus calmes

La réouverture du détroit d’Ormuz élimine un risque crucial qui obligeait depuis des semaines les marchés de l’énergie et les prévisions d’inflation à naviguer à contre-courant. Le résultat ne s’est pas fait attendre : venant d’un record avoisinant les 126,41 dollars, le baril de Brent a subi une correction qui l’a ramené lundi midi aux alentours de 72 dollars.

Pour les automobilistes, cette évolution est plus que significative. Une baisse des prix de l’énergie atténue les effets secondaires au niveau de l’inflation, et c’est précisément ce qu’il fallait pour relancer les marchés obligataires. Depuis lors, les taux des obligations d’Etat européennes se sont mis à reculer sur toute la ligne. Les taux à 10 ans ont ainsi diminué de 0,6-0,7% depuis leur record de la fin février, atteignant même un plancher entre mars et mai. Les différentiels de crédit ont pris le même chemin, s’amenuisant à mesure que l’incertitude géopolitique se dissipait.

Cette évolution nous conforte dans l’idée que la BCE fera évoluer son taux de rémunération des dépôts en direction de 2,25% d’ici la fin de l’année. Une bonne chose pour les investisseurs en obligations libellées en euros, puisque le risque de taux des obligations de qualité diminue à mesure que la banque centrale se rapproche de la fin de son cycle de resserrement.


Les Etats-Unis suivent le mouvement, mais selon un cap légèrement différent 

L’image est moins univoque outre-Atlantique. Les taux d’intérêt sur les emprunts d’Etat américains ont, il est vrai, diminué également, mais les différentiels de crédit des obligations "investment grade" américaines flirtent désormais avec leurs planchers historiques. Les obligations d’entreprises de qualité connaissent une évolution particulièrement stable depuis le début de l’année, affichant un rendement d’environ 5% et un différentiel d’à peine 0,9% entre les obligations BBB et les emprunts d’Etat, c’est-à-dire plus réduit que début janvier.

Cette combinaison de rendements absolus élevés et de différentiels limités nous amène à ajuster les voiles. Nous portons ainsi notre objectif à 12 mois pour le taux américain à 10 ans à 4,50%, ce qui signifie que nous devenons plus prudents à l’égard des obligations d’Etat américaines d’une durée d’environ cinq ans. Les obligations d’entreprises "investment grade" américaines affichant un rendement de 4,4% semblent attrayantes au premier abord, mais le différentiel de 0,9% laisse peu de marge pour une plus-value additionnelle.

Maintenir le cap du portefeuille

Dans la zone euro, nous maintenons une vision neutre à l’égard des obligations d’Etat, avec une préférence pour les durées comprises entre 7 et 10 ans, tandis que nous ramenons notre vision sur les obligations d’Etat britanniques de positive à neutre. Nous ne virons donc pas de bord, mais opérons seulement un léger changement de cap. Pour les obligations d’entreprises, nous préférons les titres "investment grade" libellés en euros aux obligations "investment grade" américaines, précisément en raison de cette valorisation plus attrayante de notre côté de l’Atlantique.

Les dernières semaines nous ont appris que les risques géopolitiques peuvent se muer rapidement de vagues déchaînées en une mer d’huile au gré des rebondissements géopolitiques. L’apaisement des tensions au Moyen-Orient a réduit les primes de risque, ce qui a surtout eu un effet visible sur les marchés obligataires. Pour les investisseurs en obligations européennes de qualité, la combinaison de prévisions d’inflation en baisse et d’une Banque centrale européenne qui semble se rapprocher de la fin de son cycle des taux fait souffler un vent favorable. La prudence est toutefois de mise : l’actuel cessez-le-feu dans le détroit d’Ormuz est davantage une solution provisoire qu’une issue durable, de sorte qu’une partie de l’incertitude géopolitique subsiste. Autrement dit, la marée pourrait rapidement s’inverser…
 

Chiffres clés du 6/7/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5732,45 -1,40% 12,88%
Europe: Stoxx Europe 600 650,50 -0,35% 9,85%
USA: S&P 500 7537,43 0,72% 10,11%
Japon: Nikkei 69737,69 -0,01% 38,53%
Chine: Shangai Composite 4041,24 -0,06% 1,82%
Hongkong: Hang Seng 23616,32 1,14% -7,86%
Euro/dollar 1,14 -0,22% -2,78%
Brent pétrole 71,98 0,06% 17,33%
Or 4137,55 -0,81% -3,96%
Taux belge à 10 ans 3,50
Taux allemand à 10 ans 2,94
Taux américain à 10 ans 4,47
Source : Factset

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