La situation géopolitique restera une source de volatilité
Les incertitudes géopolitiques au sujet du Venezuela et de l’Iran sont venues s’ajouter aux conflits à Gaza et en Ukraine. Ce climat est malheureusement typique du "quatrième tournant" ("Fourth Turning") que nous négocions en ce moment, une période marquée par l’instabilité géopolitique et la volatilité. Les commentaires de Donald Trump prennent régulièrement pour cible certains secteurs comme la défense, les cartes de crédit, les semi-conducteurs et autres, et souvent suivis quelques heures plus tard d’un message diamétralement opposé (dans le bon ou dans le mauvais sens). Ceux-ci n’arrangent évidemment rien. Mais malgré tout, cette année s’est elle aussi ouverte sous d’heureux auspices. Par chance, les investisseurs parviennent de mieux en mieux à faire abstraction de la volatilité, ce qui est une stratégie judicieuse.
Continuer à miser sur les actifs réels
En effet, dans un monde marqué par une inflation supérieure à la moyenne et appelé à le rester dans les (nombreuses) prochaines années, l’argent perdra encore plus rapidement de sa valeur qu’à l’accoutumée. Dans ces conditions, il est toujours judicieux de continuer à miser sur les actifs réels comme l’immobilier, les matières premières, mais également sur les actions. Dans la mesure où acheter une action, c’est acheter une petite partie d’une entreprise, il est difficile d’imaginer plus réel…
Nous sommes surpondérés en actions
Nous maintenons donc notre surpondération à l’égard des marchés des actions. La volatilité reste une réalité, et des corrections inattendues, comme celle, soudaine, d’avril dernier, peuvent encore survenir. Mais ces replis, aussi brutaux soient-ils, s’estompent généralement vite. Car en dépit de ces secousses, la tendance de fond des marchés demeure clairement haussière. Outre le fait qu’il est judicieux, comme nous le disions, de continuer à miser sur les actifs réels comme les actions dans un monde dominé par l’inflation, le premier trimestre de 2026 pourrait nous réserver une bonne surprise sur le plan de la croissance. En Europe, nous avons le plan de relance de l’Allemagne. En Chine, les autorités vont devoir intervenir pour sortir le pays de la crise immobilière dans laquelle il s’est enlisé. Et aux Etats-Unis, les réductions d’impôts de la "Big Beautiful Bill" pourraient stimuler la consommation.
Mais ce qui est peut-être encore plus important qu’une éventuelle bonne surprise sur le plan de la croissance, c’est le fait que la Federal Reserve poursuivra, selon toute vraisemblance, ses abaissements des taux. De quoi fournir aux bourses le carburant nécessaire pour entretenir le marché haussier…
Ce qui a changé depuis le début de l’année dernière, c’est que ce marché haussier ne repose plus uniquement sur le complexe technologique américain. En ce sens, nous nous sentons un peu comme un enfant dans un magasin de bonbons, ne sachant où regarder ni que choisir. Jusque début 2025, cet enfant n’avait somme toute le choix qu’entre Apple, Microsoft, Google, Nvidia et quelques autres, en d’autres termes, les géants technologiques américains. Le reste du monde, qui constitue tout de même un pan considérable du marché, était à la traîne. Mais depuis l’année dernière, les flux de capitaux se sont mis à connaître une répartition plus uniforme à travers le monde. Cela signifie qu’en marge du complexe technologique américain, auquel nous ne voudrions en aucun cas tourner le dos complètement, de nombreuses autres opportunités se profilent également.
C’est ainsi que nous affichons, pour la première fois depuis longtemps, une surpondération à l’égard des pays émergents et du Japon. Plus que jamais, il s’agira donc cette année de guetter les opportunités au-delà de la volatilité…
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