Et le positionnement des marchés, dans tout cela ?
Les investisseurs s’efforcent soigneusement de repositionner leurs pièces sur l’échiquier. Le conflit en Iran se trouve dans une impasse totale, le prix du pétrole étouffe peu à peu l’économie mondiale, et il se peut que les entreprises soient finalement obligées de revoir leurs perspectives à la baisse.
En dépit de ces préoccupations, les bourses ont atteint de nouveaux records. Le Nikkei japonais a ainsi franchi pour la première fois le cap des 60.000 points. La progression de 20% qu’il a signée en 2026 repose sur le complexe technologique, la robotique et la confiance en la relance de l’économie. Après une longue période de déflation, la bourse japonaise a retrouvé son attrait. Les autres bourses ont pour la plupart clôturé sur une note légèrement positive cette semaine empreinte d’une grande volatilité.
Les marchés obligataires ont réagi également : le taux américain à dix ans s’est hissé à 4,4% et son homologue allemand à 3,03%. Ici aussi, les marchés réalisent de plus en plus que le choc énergétique pourrait durer plus longtemps que prévu et faire grimper l’inflation. Les investisseurs suivent de près ces évolutions des taux, conscients qu’une poursuite de cette augmentation risque à terme de peser sur les valorisations, y compris celles du complexe technologique qui propulse actuellement le marché.
Á l’issue de cette semaine qui nécessitait une réflexion stratégique et laissait peu de place au pilotage automatique, une conclusion s’impose : la partie est loin d’être terminée et le coup final doit encore être joué. La vigilance reste donc de mise…