Les nombreux résultats trimestriels publiés ces dernières semaines retiennent en ce moment toute l’attention des investisseurs. Comme toujours, les analystes s’intéressent surtout à la capacité des entreprises à dépasser les attentes. De toutes les entreprises du S&P 500 ayant publié leurs résultats, 86% sont jusqu’ici parvenues à faire état de bénéfices supérieurs aux attentes. On peut donc parler d’excellents résultats par rapport à la moyenne à 5 ans (78%), et encore plus par rapport à la moyenne à 10 ans (76%). Ces résultats vigoureux soutiennent par conséquent les cours, mais il est surtout intéressant de se pencher sur l’origine de ces bénéfices.
Une possibilité pour se faire une idée plus précise des bénéfices consiste à identifier les locomotives du S&P 500. Les leaders incontestés sont les "hyperscalers", c’est-à-dire les géants technologiques qui dominent le segment de l’IA. Ce sont aussi eux qui investissent en ce moment des sommes colossales dans les applications d’IA. Traditionnellement, ces entreprises généraient à moindre coût un chiffre d’affaires important à partir de leurs produits existants. Les investissements dans l’IA ont changé la donne. Désormais, ces entreprises consentent des investissements énormes qui nécessitent souvent un financement externe. Les investisseurs nourrissent donc certains doutes quant à la rentabilité future de l’IA, la durée et les niveaux d’amortissement des investissements étant encore de grandes inconnues dans cette équation.Cette évolution soulève une question fondamentale : les méthodes de valorisation traditionnelles conviennent-elles encore à la nouvelle génération d’entreprises technologiques ? De nos jours, les investisseurs se focalisent souvent sur les rapports cours-bénéfice, mais ceux-ci ne font en général aucune distinction entre le bénéfice provenant des activités opérationnelles clés et celui réalisé grâce à des participations stratégiques ou des investissements. Pour les entreprises classiques, cette distinction était généralement moins problématique.
Mais pour les grandes entreprises technologiques, pour lesquelles les participations constituent de plus en plus souvent une contribution substantielle à la croissance bénéficiaire, cette approche est moins évidente. Ce constat incite à réfléchir à des modèles de valorisation alternatifs qui évalueraient le bénéfice opérationnel récurrent séparément des revenus des participations stratégiques. Aussi longtemps qu’une telle approche n’aura pas trouvé une large acceptation, une analyse approfondie des sources de bénéfices sous-jacentes demeure essentielle. Un rapport cours-bénéfice identique peut en effet cacher une réalité économique fort différente…
Chiffres clés du 6/8/2026 |
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| Index | Clôture | +/- | Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 | 5775,95 | 1,21% | 13,73% |
| Europe: Stoxx Europe 600 | 657,14 | 0,04% | 10,97% |
| USA: S&P 500 | 7723,55 | -0,17% | 12,83% |
| Japon: Nikkei | 66300,44 | 3,66% | 31,71% |
| Chine: Shangai Composite | 3878,43 | 1,47% | -2,28% |
| Hongkong: Hang Seng | 25915,82 | 0,24% | 1,11% |
| Euro/dollar | 1,16 | 0,26% | -1,63% |
| Brent pétrole | 79,47 | 0,18% | 29,54% |
| Or | 4156,45 | 2,65% | -3,52% |
| Taux belge à 10 ans | 3,64 | ||
| Taux allemand à 10 ans | 3,12 | ||
| Taux américain à 10 ans | 4,62 | ||
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