Alors que l’inflation, le pétrole et les taux monopolisent l’attention, les investisseurs ont la semaine dernière repris espoir à la vue des chiffres économiques plus faibles. Quand les mauvaises nouvelles deviennent la bonne nouvelle…
Après un troisième trimestre difficile pour les marchés des actions, voilà que le dernier trimestre s’ouvre lui aussi sur un accès de volatilité. Et cela, même les bons résultats de Micron n’ont pas pu y changer grand-chose…
Bernard Pollet – Team manager Securities Handling Referentials
Alors que les marchés espèrent une reprise des discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, les chiffres d’inflation transatlantiques ont été publiés. Quels enseignements faut-il en tirer ?
Un taux américain à 10 ans de plus de 5% devrait affecter les actions, mais les marchés font toujours preuve de résilience. L’explication ne réside pas seulement dans les taux d’intérêt, mais aussi dans la croissance et le bénéfice.
Donald Trump et Xi Jinping ont renoué le dialogue avec des paroles chaleureuses et une prolongation de la trêve commerciale. Mais derrière les sourires adressés aux photographes, des tensions fondamentales subsistent. Que signifie le sommet de la semaine dernière pour les investisseurs ?
Katrien Ediers
– Investment Communication Manager BNP Paribas Fortis
Les amateurs de cirque connaissent la difficulté des exercices d’équilibre. Les marchés se sont risqués à une nouvelle tentative cette semaine, ballottés entre la crainte des taux, l’optimisme au sujet de l’IA et la diplomatie du panda.
Les taux mondiaux grimpent et le pétrole reste volatile. Un marché d’extrêmes : des taux au plus haut depuis 20 ans et un cycle d’investissement sans précédent. La géopolitique continue à dominer l’actualité.
Bernard Pollet – Team manager Securities Handling Referentials
« La Chine est le plus grand atelier du monde ». Cette affirmation semble aujourd’hui incomplète au regard de l’évolution de sa puissance industrielle, notamment sur les marchés européens.
Les bonnes nouvelles en provenance du Moyen-Orient, les exportations sud-coréennes et les négociations diplomatiques galvanisent les marchés des actions. Reste à espérer que les maîtres du monde continuent à soutenir les bourses…
La lecture de l’ADN se démocratise. L’intelligence artificielle rend les données plus utilisables, et de nouvelles applications se fraient un chemin jusqu’au patient.
Malgré la montée des tensions au Moyen-Orient, le rebond des taux d’intérêt et l’appel à ralentir le développement de l’IA, les marchés des actions sont parvenus à limiter les dégâts.
Après réflexion, les taureaux voient désormais positivement la hausse des taux de mercredi. Le secteur tech rebondit après les craintes sur le ralentissement de l’IA, mais une question persiste : qui seront les futurs rois du sel de l’IA ?
Hier, la banque centrale américaine a relevé son taux directeur de 25 points de base, le portant donc de 3,50-3,75% à 3,75-4,00%. Pour la première fois en trois ans, la Fed choisit donc à nouveau de resserrer sa politique monétaire.
Dans le contexte actuel de crise énergétique et inflationniste, l’Amérique latine apporte des solutions et une diversification de portefeuille plus qu’intéressantes.
Quand les architectes de la course à l’intelligence artificielle parlent de lever le pied, les investisseurs écoutent. Surtout si le même jour, le prix du pétrole et les prévisions d’inflation repartent à la hausse…
Les bourses viennent de connaître une semaine tumultueuse durant laquelle les taux d’intérêt ont considérablement augmenté. Que nous réservent cette semaine les trois réunions des taux, les négociations à Oman et une lettre ouverte ?
Amandine Delcour – Investment Communication Manager
La remontée des taux longs américains et japonais de ces derniers temps rappelle que la dette publique n'est plus théorique. Sa soutenabilité devient un facteur de marché à part entière.
Le récent rebond des taux d’intérêt pèse sur le secteur de l’immobilier malgré ses efforts pour offrir une protection contre l’inflation et réaliser des rendements internes élevés. Il faudrait que la croissance bénéficiaire s’accélère.
En proie à une liquidation forcée et à quelques rotations sectorielles, les actions "momentum" ont connu un été difficile. Cela peut paraître alarmant, mais c’est au contraire le signe d’un marché plus sain et plus large.
Même si l’IA tient la vedette, les marchés obligataires ont une fois de plus rappelé qui tire les ficelles. Bilan d’une semaine dominée par la remontée des taux, le rebond des prix du pétrole et la vigueur des statistiques économiques.