Sommaire
- Anthropic franchit un pas important en direction de son entrée en bourse.
- La bourse brésilienne subit un revers historique après la victoire de Lula da Silva aux élections.
- Les prix du gaz se rapprochent des 100 € par MWh en Europe.
- Les industries européennes à fort coefficient d’énergie n’ont plus qu’à espérer un hiver clément.
- Les bourses européennes se raccrochent à la décision de Moody’s.
Anthropic : l’heure de l’entrée en bourse a enfin sonné
Anthropic a franchi hier une étape que les investisseurs attendaient depuis longtemps : l’entreprise d’IA entretemps célèbre dans le monde entier vient de dévoiler son dossier en vue de son introduction en bourse qui devrait avoir lieu dans les semaines à venir. L’entreprise veut utiliser les capitaux qu’elle lèvera à cette occasion pour investir dans de la puissance de calcul additionnelle. Le prospectus annonce pour les années à venir des plans d’investissements se chiffrant à 800 milliards de dollars. Ce sont les fabricants de semi-conducteurs qui ont profité le plus de la nouvelle, mais tout le secteur de l’IA a par extension connu une excellente session. Nul doute que la perspective de cette entrée en bourse redorera le blason de l’entreprise, et par la même occasion de tout l’écosystème de l’IA…
La bourse brésilienne accuse le coup de la victoire de Lula
Difficile d’imaginer un contraste plus marqué qu’avec le marché des actions brésilien, où les investisseurs se sont rués vers la sortie après la victoire du socialiste Lula da Silva aux élections présidentielles de dimanche. L’IBOVESPA affichait hier à l’ouverture un niveau d’environ 16% inférieur. Compte tenu de la dépréciation du réal brésilien, la perte essuyée par l’indice atteignait même 30% en euros. Est-il encore nécessaire de préciser que les marchés auraient préféré voir gagner Flavio Bolsonaro, le candidat de droite ?
Le prix du gaz donne des sueurs froides à l’Europe
Si le résultat des élections a eu l’effet d’une douche glacée pour les investisseurs brésiliens, ce sont surtout les prix de l’énergie qui donnent des sueurs froides à l’Europe. Nous le sentons tous en mettant le nez dehors le matin : l’hiver frappe à notre porte, ramenant avec lui son lot de journées plus froides et plus sombres. Cela se remarque aussi aux prix du gaz en Europe, qui ont hier atteint un instant 97,64 € avant de redescendre légèrement. Nous avons donc échappé hier au franchissement du seuil psychologique de 100 € par MWh, mais les niveaux actuels n’en sont pas moins les plus élevés depuis décembre 2022…
Les réserves plafonnent à un niveau tout juste inférieur à 75%
La situation est donc alarmante, mais à quel point ? Les stocks de gaz européens sont en ce moment remplis à 74,6%, ce qui est nettement moins que d’ordinaire en cette période de l’année (90%). De plus, il semblerait qu’il ne soit pas possible de les remplir davantage. Le plus frustrant pour l’investisseur européen, c’est que le prix du gaz est déterminé par deux facteurs sur lesquels l’Europe n’a aucun moyen d’influer : la situation au Moyen-Orient et les températures hivernales à venir. Emmanuel Macron a beau s’être rendu en Arabie saoudite pour sécuriser des livraisons supplémentaires de GNL, encore faudra-t-il que la situation dans le détroit d’Ormuz permette de les acheminer jusqu’en Europe.
Un hiver européen doux viendra-t-il à la rescousse ?
Nombre d’analystes s’attendent à un hiver doux grâce au phénomène El Niño, mais qu’entend-on par doux ? Dans le contexte du réchauffement climatique, un hiver clément n’a plus rien d’exceptionnel dans une perspective historique. Mais cela ne veut pas dire que l’hiver à venir ne puisse pas être plus froid que les précédents… L’hiver dernier, par exemple, avait été qualifié de doux, mais cela n’a pas empêché les réserves gazières européennes de diminuer de 83% à 27,7%. Partant des niveaux actuels, une diminution de la même amplitude précipiterait les stocks sous le seuil critique de 20% d’ici la fin de cet hiver. La vigilance est donc de mise. Autre détail particulièrement douloureux pour l’industrie européenne : en comparaison des Etats-Unis, le gaz est 12 fois plus cher sur le Vieux continent…
Les bourses européennes tiennent bon malgré tout
En dépit de ce contexte difficile, les bourses européennes sont parvenues à gagner du terrain hier grâce notamment à un léger repli du prix du pétrole brut. Les analystes ont puisé de l’espoir dans une dépêche annonçant de nouvelles négociations entre des hauts représentants de l’Iran, du Pakistan, de la Turquie et de l’Arabie saoudite. De plus, l’agence de notation Moody’s a mis du baume au cœur en décidant de ne pas dégrader la note souveraine de la France. Rassuré, le taux français à dix ans a replongé sous la barre des 5%.
Le début de la semaine a donc une fois de plus été mouvementé, mais les événements les plus importants de la semaine restent à venir : la réunion des taux de la Federal Reserve mercredi, suivie le même soir de la publication des résultats de Microsoft. Largement de quoi nous tenir en haleine…
Chiffres clés du 27/10/2026
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| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5783,75 |
0,03% |
13,89% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
640,66 |
0,77% |
8,18% |
| USA: S&P 500 |
7676,77 |
0,70% |
12,14% |
| Japon: Nikkei |
62189,65 |
-0,80% |
23,54% |
| Chine: Shangai Composite |
3697,52 |
0,19% |
-6,84% |
| Hongkong: Hang Seng |
23211,81 |
0,51% |
-9,44% |
| Euro/dollar |
1,12 |
-0,23% |
-4,82% |
| Brent pétrole |
115,74 |
-0,72% |
88,66% |
| Or |
4015,65 |
-0,27% |
-6,79% |
| Taux belge à 10 ans |
4,38 |
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| Taux allemand à 10 ans |
3,36 |
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| Taux américain à 10 ans |
4,98 |
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