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La technologie de l’ARNm révolutionne la lutte contre le cancer
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25 AOÛT

La technologie de l’ARNm révolutionne la lutte contre le cancer

25-8-2026
Yannick Verloove – Global Equity Specialist
Yannick Verloove
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Rédigé le 25-8-2026 09:23
Publié le 25-8-2026 09:23
Moderna propulse l’ARNm au-delà des vaccins COVID : résultats prometteurs contre la grippe et surtout le cancer (vaccin personnalisé anti-mélanome). Une avancée majeure pour la biotech et la pharma.
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Sommaire

  • Aperçu
  • Le premier vaccin à ARNm contre la grippe homologué aux Etats-Unis.
  • Des résultats de phase 3 positifs pour un vaccin personnalisé contre le cancer de la peau.
  • La technologie de l’ARNm se positionne dans le traitement du cancer.
  • Les résultats pourraient encourager de nouveaux investissements dans la biotechnologie.

Du coronavirus à un portefeuille plus étendu

Moderna a acquis sa renommée à l’époque de la pandémie de coronavirus en mettant au point un vaccin à ARNm. Depuis lors, l’entreprise s’était attelée à un défi de taille : prouver que la même plateforme pouvait également conduire à des applications dans d’autres domaines.

Le 5 août, Moderna a obtenu une première confirmation de ce potentiel avec l’homologation, par la FDA, du mFlusiva pour les personnes âgées de 50 ans et plus. Après avoir prouvé lors d’une étude de phase 3 à grande échelle une efficacité de 26,6% supérieure à celle d’un vaccin classique contre la grippe, le mFlusiva est ainsi le premier vaccin à ARNm contre la grippe saisonnière à être homologué aux Etats-Unis.

Cette homologation est également pertinente d’un point de vue technologique. Les vaccins classiques contre la grippe doivent en effet être adaptés chaque année en fonction des variantes du virus que l’on s’attend à voir circuler la saison suivante. Le processus de production des vaccins à ARNm pouvant être ajusté plus rapidement, les producteurs peuvent donc attendre plus longtemps et baser leurs interventions sur les variantes qui circulent effectivement à ce moment.

Une étape cruciale dans le traitement du cancer

Une étape qui a encore davantage retenu l’attention a été la publication, le 19 août, des résultats de l’intismeran autogene, un vaccin à ARNm contre le cancer que Moderna développe en collaboration avec Merck & Co.

Lors d’une étude de phase 3 réalisée auprès de patients présentant un risque élevé de récidive du mélanome, le vaccin a été combiné au Keytruda, une immunothérapie de Merck qui est déjà couramment utilisée. La combinaison des deux produits a permis de réduire significativement le risque de récidive et de propagation du mélanome par rapport à un traitement recourant uniquement au Keytruda.

La particularité de ce traitement réside dans le fait que le vaccin est mis au point individuellement pour chaque patient. L’observation des mutations spécifiques au sein de la tumeur permet ensuite de produire un vaccin à ARNm qui apprend au système immunitaire du patient à reconnaître précisément ces caractéristiques des cellules cancéreuses.

Il s’agit donc d’un traitement personnalisé qui, une fois le diagnostic posé, aide le système immunitaire à détecter et à attaquer les cellules cancéreuses encore présentes.

Les résultats obtenus sont cruciaux parce que c’est la première étude de phase 3 à se révéler positive pour un vaccin à ARNm personnalisé contre le cancer. Les résultats de l’étude doivent encore être publiés dans leur intégralité, de sorte qu’il faudra attendre ce jeu de données complet pour appréhender pleinement la signification médicale de cette avancée.

Efficace pour plus d’un type de cancer ?

La signification plus large de ces résultats résidera surtout dans les possibilités d’applications futures. Tout comme d’autres acteurs, Moderna et Merck étudient dans l’intervalle l’efficacité de cette même technologie notamment pour les cancers du poumon, de la vessie, du rein, du pancréas et de l’estomac.

La technologie de l’ARNm s’inscrit ainsi dans une évolution plus vaste qui oriente l’oncologie vers des traitements de plus en plus personnalisés. Là où la chimiothérapie classique agit sur un spectre large, les thérapies plus nouvelles tentent de faire un usage plus spécifique des propriétés génétiques et biologiques de la tumeur d’un patient individuel.

De nouvelles possibilités, mais aussi de nouveaux défis

Quoi qu’il en soit, ces développements sont susceptibles de raviver l’intérêt pour la recherche sur l’ARNm au sein du secteur de la biotechnologie. Des résultats cliniques positifs pourraient encourager les partenariats et attirer des financements pour des technologies similaires. Le Nasdaq Biotechnology Index a ainsi par exemple laissé entrevoir une vigoureuse ascension dans le sillage de la publication des résultats du vaccin contre le cancer de la peau.

Cela dit, il subsiste également des défis de taille. Un vaccin personnalisé contre le cancer doit en effet être conçu et produit individuellement pour chaque patient, ce qui induit des exigences énormes en termes d’analyse génétique, de capacité de production et de logistique. Le temps qui s’écoule entre le prélèvement de tissu tumoral et l’administration du vaccin finalement mis au point revêt dans ce contexte une importance cruciale.

Par ailleurs, le développement de médicaments demeure une activité pleine d’incertitudes. Un résultat positif pour le mélanome ne veut pas automatiquement dire que la même technologie se révélera fructueuse pour d’autres types de tumeurs. L’homologation par les autorités de régulation, la production à grande échelle, le remboursement et le coût final seront également déterminants pour la mesure dans laquelle ces traitements pourront être appliqués.

La technologie de l’ARNm entre dans une nouvelle ère

Pour l’industrie pharmaceutique au sens large, la question n’est donc plus de savoir si la technologie de l’ARNm pourrait trouver des applications en dehors du coronavirus, mais plutôt de déterminer pour quelles maladies elle se révélera utilisable, cliniquement et commercialement.

Dans les années à venir, ce sont surtout les données complètes concernant le mélanome, les éventuelles décisions des autorités de régulation et les résultats des études menées pour d’autres types de tumeurs qui permettront de mieux évaluer l’étendue réelle de ces possibilités.

Chiffres clés du 25/8/2026

Index Clôture +/- Depuis début 2026
Belgique: Bel-20 5813.50 0.11% 14.47%
Europe: Stoxx Europe 600 654.21 0.00% 10.47%
USA: S&P 500 7652.86 -0.28% 11.79%
Japon: Nikkei 65528.09 -0.74% 30.17%
Chine: Shangai Composite 3882.01 -0.59% -2.19%
Hongkong: Hang Seng 25517.33 -1.89% -0.44%
Euro/dollar 1.17 -0.06% -0.67%
Brent pétrole 92.12 -2.39% 50.15%
Or 4634.20 1.14% 7.57%
Taux belge à 10 ans 3.82
Taux allemand à 10 ans 3.27
Taux américain à 10 ans 4.70

Source : Factset

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Yannick Verloove

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