Sommaire
- La géopolitique continue à dominer l’actualité.
- La hausse des taux et des prix du pétrole alimente la volatilité.
- Les Agents IA.
- “Shoe leather costs"
La géopolitique continue à dominer l’actualité
Comme on s’y attendait, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping n’a pas apporté grand-chose de nouveau. Les avis des deux chefs d’Etat sur diverses questions épineuses comme l’Iran, Taïwan et la politique commerciale divergent encore trop pour cela. Mais comme aucun des deux camps ne souhaite que la situation s’envenime à nouveau, ils ont tout de même convenu de prolonger de deux mois leur trêve commerciale. Le président chinois a eu droit à un tapis rouge et à un survol d’honneur d’avions de chasse, un zoo américain recevra un couple de pandas.
Il n’y a qu’un seul point sur lequel les deux hommes sont d’accord, et il n’est pas des moindres : n’en déplaise à quelques grands patrons d’entreprises technologiques, l’intelligence artificielle ne peut plus être régulée davantage. Encore que ce chapitre soit loin d’être clos…
La hausse des taux et des prix du pétrole alimente la volatilité
Pendant ce temps, les taux d’intérêt continuent à grimper allègrement dans le monde entier et battent presque chaque jour des records historiques : le taux américain à 10 ans a atteint son niveau le plus élevé depuis 2007. Et pour revoir le taux américain à 30 ans au niveau qu’il affiche actuellement, il faut remonter à 2004… Certes, ce ne sont pas les raisons qui manquent : l’inflation en hausse, l’attitude de faucon de la Fed, les inquiétudes quant à la viabilité à plus long terme des dettes publiques, la concurrence des émissions obligataires des "hyperscalers", et bien sûr le prix du pétrole.
Le taux à 10 ans, en particulier, semble ces dernières semaines calquer son évolution sur celle du prix du pétrole. Nous en avons eu une nouvelle illustration hier, lorsque la hausse conjuguée du prix du pétrole et des taux d’intérêt a fait pression sur les marchés des actions dès l’ouverture de la session. Mais quand s’est répandue la rumeur que les Etats-Unis et l’Iran négocieraient à nouveau un accord partiel et échelonné, le prix du pétrole est reparti à la baisse, les taux se sont détendus et les marchés des actions sont parvenus à rattraper en grande partie leurs pertes.
Selon toute vraisemblance, nous resterons dans les semaines à venir prisonniers de cette logique des taux d’intérêt et du pétrole. Jusqu’à la deuxième semaine d’octobre, lorsque débutera la nouvelle saison des résultats, qui sera sans doute à nouveau spectaculaire et pourrait valoir aux bourses un vigoureux rallye de fin d’année. Car en marge des taux d’intérêt historiques, il y a aussi cette vague d’investissements, la plus puissante de tous les temps, qui ne manquera pas de booster les résultats. Plus que trois sessions, et nous pourrons enfin refermer derrière nous ce mois de septembre traditionnellement faible.
Les agents IA
A en juger par la tournure des événements, le rebond à venir pourrait marquer le retour du complexe technologique. Les "Magnificent Seven" semblent reprendre les choses en main, et le secteur des semi-conducteurs reprend lui aussi des couleurs après la correction qu’il vient de subir. De ce fait, les "big caps" du S&P 500 surperforment à nouveau allègrement le marché au sens large, et la faiblesse sous-jacente est en grande partie masquée par la vigueur relative du S&P 500.
Un groupe qui a par contre souffert ces derniers jours et ces dernières semaines est le secteur financier, qu’il s’agisse des banques ou des assureurs. Un aplanissement de la courbe des taux a généralement un impact négatif sur les résultats des banques, c’est bien connu. Et presque toujours, un marché en perte de vitesse affecte les revenus des commissions.
Mais ce qui a sans doute le plus nui aux banques et aux assureurs, c’est l’annonce que certains acteurs du marché remplacent les conseillers par des agents d’IA, une évolution qui est perçue comme une source de concurrence croissante pour les acteurs traditionnels et qui pourrait donc peser sur les marges. Pour notre part, nous sommes d’avis que dans un monde dominé par l’IA, les contacts et les conseils personnels deviennent au contraire encore plus cruciaux. Et que l’IA est un outil pratique qui permet de gagner en efficacité, mais qui laisse encore plus de place à la créativité…
"Shoe leather costs"
Une question que pour ainsi dire chaque secteur devra se poser est celle de l’ampleur des gains d’efficacité pour les entreprises. Mais aussi, celle de la mesure dans laquelle les agents qui seront déployés auprès des clients et des consommateurs pèseront sur les marges de ces mêmes entreprises. Imaginez un peu ce que ce serait d’avoir, en tant que consommateur de n’importe quel produit ou service tels que voyages, assurances, biens de consommation, la possibilité de faire appel à toute une armée d’agents d’IA pour vous dénicher les meilleures conditions pour chacun de vos achats… Cela rappelle un peu les "shoe leather costs" des économistes William Baumol et James Tobin : à l’époque où l’argent liquide circulait encore en grande quantité, il aurait fallu apporter chaque jour son argent liquide à la banque pour qu’il rapporte un tant soit peu d’intérêts.
Mais à partir du moment où l’usure des semelles des chaussures due à tous ces allers-retours à la banque se met à coûter plus cher que ce qu’un dépôt peut produire comme intérêts, autant rester chez soi. Sans compter qu’il n’y a pas que l’usure des semelles. Il y a aussi le temps perdu, que l’on aurait pu consacrer à une activité plus productive…
Mais imaginez à présent que d’ici peu, vous puissiez charger un agent d’IA d’obtenir le meilleur tarif auprès, par exemple, d’un opérateur de télécommunications ou d’un fournisseur d’énergie. Peu vous importera que cet agent doive passer des heures à chercher ou à attendre une réponse… Il y aura alors des gains d’efficacité tant pour les entreprises que pour les clients. Et une fois que la phase de déploiement de l’IA, qui fait augmenter l’inflation , sera terminée, ces gains d’efficacité, eux, auront un effet déflationniste. Et après la croissance bénéficiaire, il pourrait à terme s’agir là d’une excellente nouvelle pour les taureaux…
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Chiffres clés du 25/9/2026
|
| Index |
Clôture |
+/- |
Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 |
5671,16 |
-0,28% |
11,67% |
| Europe: Stoxx Europe 600 |
636,43 |
-0,55% |
7,47% |
| USA: S&P 500 |
7704,13 |
-0,02% |
12,54% |
| Japon: Nikkei |
65513,99 |
0,76% |
30,14% |
| Chine: Shangai Composite |
3888,37 |
-1,22% |
-2,03% |
| Hongkong: Hang Seng |
24761,13 |
-0,29% |
-3,39% |
| Euro/dollar |
1,14 |
-0,24% |
-3,15% |
| Brent pétrole |
106,68 |
3,41% |
73,89% |
| Or |
4255,55 |
-1,41% |
-1,22% |
| Taux belge à 10 ans |
4,24 |
|
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| Taux allemand à 10 ans |
3,57 |
|
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| Taux américain à 10 ans |
5,19 |
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