Cela ne devrait somme toute plus faire l’effet d’une surprise, ni même d’une déception. Mais l’énième édition du fantastique accord destiné à rouvrir le détroit d’Ormuz ou à rétablir la situation d’avant la guerre, sans parler du programme nucléaire iranien, semble à nouveau plus éloignée qu’on ne l’espérait. Il s’agit, comme toujours, de naviguer entre des messages contradictoires, des points de vue divergents et des évolutions rapides de la situation, à la recherche de la bonne interprétation des faits. Cela dit, d’après ce que l’on en sait aujourd’hui, l’accord semble tout de même moins avantageux pour Donald Trump et son entourage qu’annoncé initialement. L’accord entre l’Iran et le sultanat d’Oman prévoirait d’interdire l’accès au détroit aux navires israéliens et américains, tandis que les autres devraient s’acquitter d’un péage, de frais de service ou d’une taxe environnementale, selon le nom qu’on lui donnera. De prime abord, ces conditions semblent tout de même plutôt difficiles à avaler pour les Etats-Unis, et encore plus difficiles à présenter comme une grande victoire héroïque aux électeurs en prévision des élections de mi-mandat qui approchent à grands pas. Autrement dit, il se pourrait que l’on en revienne aux menaces de destruction totale. Le problème est qu’il semblerait ,encore que ce soit impossible à vérifier avec toutes les fausses informations dont nous sommes inondés au quotidien, que l’armée américaine manque en ce moment de munitions, que ce soit pour mener des attaques ou pour assurer la défense aérienne. Il est vrai qu’à force d’utiliser des missiles Patriot pour tenter d’abattre les drones qui affluent en grand nombre, les stocks finissent par s’épuiser rapidement…
Cette accumulation de mauvaises nouvelles a fait remonter hier le prix du pétrole, et donc ravivé les craintes au sujet de l’inflation. Un relèvement des taux de la part de la Fed en septembre devenant ainsi plus probable, les taux d’intérêt ont eux aussi grimpé dans la foulée. Le nouveau président de la banque centrale américaine ne laisse cependant pas voir dans son jeu et se montre très avare de commentaires et d’informations. Nous partons toujours du principe que la Fed s’efforce de gagner du temps, notamment en créant toutes sortes de groupes de travail, et qu’elle essaiera de reporter les décisions difficiles au-delà des élections. Mais évidemment, on n’est jamais sûr de rien…
Chiffres clés du 7/8/2026 |
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| Index | Clôture | +/- | Depuis début 2026 |
| Belgique: Bel-20 | 5760,20 | -0,27% | 13,42% |
| Europe: Stoxx Europe 600 | 658,19 | 0,16% | 11,15% |
| USA: S&P 500 | 7709,96 | -0,18% | 12,63% |
| Japon: Nikkei | 65683,26 | -0,93% | 30,48% |
| Chine: Shangai Composite | 3900,35 | 0,57% | -1,73% |
| Hongkong: Hang Seng | 25530,28 | -1,49% | -0,39% |
| Euro/dollar | 1,15 | -0,16% | -1,78% |
| Brent pétrole | 82,47 | 3,78% | 34,43% |
| Or | 4281,10 | 3,00% | -0,62% |
| Taux belge à 10 ans | 3,65 | ||
| Taux allemand à 10 ans | 3,13 | ||
| Taux américain à 10 ans | 4,67 | ||
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